Les forfaits versés aux hôpitaux pratiquant l'IVG vont augmenter de 50%

SANTE C'est l'une des mesures attendue pour remédier aux carences dans la prise en charge des avortements...

Avec agence

— 

S.POUZET / 20 MINUTES / SIPA

Les forfaits versés aux établissements pratiquant des interruptions volontaires de grossesse (IVG) vont être augmentés de près de 50% dès 2010, a annoncé ce lundi la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dans le cadre d'un plan pour améliorer la prise en charge des grossesses non désirées.

Cette mesure et une série d'autres dispositions, que la ministre doit détailler, complètent celles déjà annoncées début février après la remise au gouvernement d'un rapport de l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas), qui pointait les carences dans la prise en charge des avortements.

Une activité déficitaire pour les hôpitaux

Ce rapport relevait notamment que les IVG chirurgicales constituaient une activité déficitaire pour les établissements de santé, conduisant certains à s’en désengager et à réduire le nombre de lieux de prise en charge pour les femmes.

Le gouvernement va par ailleurs examiner avec les laboratoires pharmaceutiques les moyens de parvenir à un remboursement par l'assurance maladie de certaines méthodes de contraception non prises en charge, comme les patchs et les anneaux. Le rapport de l'Igas avait pointé les limites d'une contraception uniquement basée sur la pilule, pas forcément adaptée à toutes les femmes.

Amélioration de la prise en charge en zone rurale

Pour répondre au problème des zones rurales où les jeunes filles n'ont pas accès à un centre du planning familial, la mise en place d'une consultation gratuite auprès de médecins généralistes volontaires est confirmée. Les futures agences régionales de santé seront chargées d'identifier les zones et d'inciter à la signatures de conventions avec les médecins.

La formation initiale de ces derniers sur la contraception doit par ailleurs être améliorée, par le biais de stages dans les centres de planification et d'éducation familiale.

Le PS plutôt satisfait

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé ce lundi que l'annonce de Roselyne Bachelot va «dans le bon sens» mais «il reste encore beaucoup à faire» pour améliorer les conditions de l'IVG. Le Parti socialiste demande l'ouverture d'un «centre IVG dans chaque hôpital disposant d'un centre de gynécologie» et le «remboursement de tous les moyens de contraception», a souligné le porte-parole.