Maigrir en mangeant moins vite

M. L.

— 

Le gouvernement s'apprête à imposer des messages sanitaires dans les publicités alimentaires, mais la mesure est jugée inefficace par UFC-Que Choisir, tandis que plusieurs groupes agro-alimentaires ou de distribution se sont engagés à aider les Français à mieux manger.
Le gouvernement s'apprête à imposer des messages sanitaires dans les publicités alimentaires, mais la mesure est jugée inefficace par UFC-Que Choisir, tandis que plusieurs groupes agro-alimentaires ou de distribution se sont engagés à aider les Français à mieux manger. — John Tys AFP/Archives

Maigrir sans réduire le contenu de son assiette, ce serait donc possible? Parole de scientifiques. Seule contrainte, car il en faut bien une: manger moins rapidement.

Lutter contre l'obésité: tel est l'objectif du mandomètre, un petit appareil conçu par l'équipe du professeur suédois Per Södersten (Institut Karolinska de Stockholm). Placé sous l'assiette, le fameux engin calcule la vitesse à laquelle on mange, et transmet les informations à un ordinateur. Les chiffres établissent une courbe, qui confronte le poids des aliments et le temps consacré à les avaler. En la comparant avec une courbe idéale définie par un nutritionniste, on découvre si l'on a mangé trop rapidement ou pas.  

Une étude, basée sur un panel de 106 jeunes en surpoids de 9 à 17 ans, dont les résultats ont été publiés par le British Medical Journal le 5 janvier 2010, montre que «manger moins vite permet de combattre efficacement l'obésité», selon Le Figaro.

Une vitesse réduite de 11% en moyenne

Prendre conscience de ses mauvais réflexes alimentaires participerait à les éradiquer. L'équipe de chercheurs qui a rédigé l’étude, dirigée par le professeur britannique Julian Hamilton-Shield, constate dans un premier temps que les ados sondés mangent trop vite. Mais, après un an d'utilisation de l'appareil, les jeunes mangent des proportions réduites, et à une vitesse minorée de 11%.

Et ce n'est pas tout. Grâce à leur nouvelle façon de manger, ces ados auraient maigri, puisque leur IMC (indice de masse corporelle) a baissé en moyenne de 2,1%, toujours selon l’étude.