Compléments alimentaires : Les mensonges et approximations sur les emballages traqués par la répression des fraudes

CONSOMMATION Près de 60 % des compléments alimentaires affichent de fausses promesses marketing, selon la répression des fraudes

20 Minutes avec agence
Certains industriels oublient d'inscrire la liste des ingrédients sur les emballages, une mention pourtant obligatoire. (Illustration)
Certains industriels oublient d'inscrire la liste des ingrédients sur les emballages, une mention pourtant obligatoire. (Illustration) — ANGOT/SIPA

Le marché des compléments alimentaires ne s’est jamais aussi bien porté… Mais est-ce au détriment des consommateurs. Une enquête publiée ce lundi par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ( DGCCRF) et relayée par Capital pointe du doigt les mauvaises pratiques des industriels.

Une étude sur 75 références

En 2020, l’organisation a passé au crible 75 références de compléments alimentaires vendues aussi bien en ligne que dans des magasins physiques. Les chiffres sont éloquents : 6 sur 10 ont été épinglés pour allégations nutritionnelles, thérapeutiques ou de santé non autorisées.

La DGCCRF relève la présence de 33 allégations de santé interdites telles que : « L’ananas est un actif minceur naturel » ou « La dolomite favorise la fixation du calcium ». 38 produits présentent des allégations thérapeutiques non autorisées : « La propolis est un antibiotique naturel » ou « l’huile de concombre traite les maladies psychiatriques ».

Des oublis de mentions obligatoires

30 opérateurs ont carrément oublié d’inscrire certaines « des mentions obligatoires prévues par le règlement n° 1924/2006 et par d’autres textes réglementaires » comme la liste des ingrédients ou le poids net du produit.

Les autres produits testés contenaient des allégations nutritionnelles non conformes, telles qu’une teneur en vitamines trop basses pour que le client bénéficie d’un véritable impact positif sur sa santé.