La France et l’Allemagne veulent des moyens pour que les pays africains produisent plus de vaccins localement

EPIDEMIE L’objectif serait que des pays d’Afrique soient en mesure de produire le vaccin de la prochaine épidémie qui frappera le monde

M.d.F. avec AFP
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1er octobre 2021, une femme reçoit son deuxième vaccin Pfizer-BioNTech d'un travailleur de la santé lors de la première campagne de vaccination du week-end à Katlehong, à l'est de Johannesburg, en Afrique du Sud.
1er octobre 2021, une femme reçoit son deuxième vaccin Pfizer-BioNTech d'un travailleur de la santé lors de la première campagne de vaccination du week-end à Katlehong, à l'est de Johannesburg, en Afrique du Sud. — Themba Hadebe/AP/SIPA

Cinq chefs d’Etat et de gouvernement d’Europe et d’Afrique, dont Emmanuel Macron ont plaidé mardi pour un « partage des technologies » et un « soutien à l’innovation » afin de produire plus de vaccins localement « afin de mieux se préparer à la prochaine crise ».

« Il ne s’agit pas de savoir + si + une nouvelle pandémie se déclarera, mais + quand + », écrivent les présidents français, rwandais, sud-africain Cyril Ramaphosa et sénégalais Macky Sall, le chancelier allemand Olaf Scholz et le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus dans une tribune parue dans Le Monde. « Il est grand temps d’intensifier la collaboration, de favoriser la production locale et de renforcer la confiance dans les produits fabriqués localement », insistent-ils.

Un marché tout juste naissant en Afrique

L’Afrique est le continent le moins vacciné au monde contre le Covid-19, avec moins de 20 % de ses 1,2 milliard d’habitants ayant reçu deux doses de vaccin. La première usine de vaccins à ARN messager d’Afrique a été inaugurée en juin au Rwanda, avec pour objectif de fabriquer d’ici début 2024 des traitements contre le Covid-19 et d’autres maladies à destination de millions d’habitants du continent. L’Afrique du Sud a aussi ouvert une usine de vaccins contre le Covid en janvier. Le Sénégal doit également devenir un hub régional pour la fabrication de vaccins.

« Il est difficile de construire une unité de production de vaccins, mais il est encore plus difficile d’en assurer la pérennité », soulignent les signataires de la tribune. Ils appellent pour cela à renforcer la formation des personnels, la réglementation, en Afrique et ailleurs dans le monde, ainsi qu’à financer plus d’investissements « dans la préparation aux pandémies ».