Urgences : Le ministre de la santé admet que plusieurs services sont fermés dans le pays

SANTE PUBLIQUE D'après François Braun, huit établissements sont fermés dans l'Hexagone

20 Minutes avec AFP
D'après le ministre de la Santé, huit services d'urgence n'accueillent plus du tout de patients en France. (PHOTO D'ILLUSTRATION)
D'après le ministre de la Santé, huit services d'urgence n'accueillent plus du tout de patients en France. (PHOTO D'ILLUSTRATION) — LOIC VENANCE / AFP

Jusqu’ici, le ministre de la Santé s’était refusé à faire une telle déclaration dans un contexte d’inquiétudes sur la capacité des hôpitaux à traverser l’été. Mais ce mercredi, François Braun a reconnu que plusieurs services d’urgencessont actuellement fermés en France.

« En termes de fermetures, c’est-à-dire un service d’urgences qui n’accueillerait plus personne, il y en avait quatre avant le mois de juillet, il y en a huit aujourd’hui », a-t-il déclaré sur RTL. Ces propos marquent un changement de discours du ministre qui réfutait toute fermeture d’urgences, n’évoquant qu’un accès régulé des patients à certaines urgences, malgré des témoignages en ce sens des professionnels de santé.

Relativisation des conséquences

Dans une enquête publiée début août, l’association Samu-Urgences France, que François Braun a lui-même présidé juste avant de rejoindre le gouvernement, rapportait que de multiples services d’urgences avaient fermé pendant plusieurs jours en juillet. Cette enquête s’inscrit dans un contexte d’inquiétudes des soignants quant à la capacité des hôpitaux à traverser l’été, sur fond de manque de lits et de personnel.

Si le ministre a finalement reconnu l’existence de fermetures, il a toutefois relativisé leurs conséquences. Parmi les huit établissements fermés, un chiffre par ailleurs bien inférieur à ceux rapportés par les professionnels, « il y a quatre cliniques avec des services d’urgences publiques à proximité », a nuancé François Braun. « Il faut raison garder ». Le ministre a par ailleurs réitéré que toutes les parcelles du territoire français continuaient à disposer de services d'« urgences vitales », si besoin via des équipes mobiles du Samu.