Chirurgie esthétique : Les injections d’acide hyaluronique doivent être faites par des médecins, tranche l’Agence du médicament

SANTE Ces injections sont également pratiquées illégalement par des personnes non habilitées, un phénomène qui a récemment pris de l’ampleur

20 Minutes avec AFP
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Une aiguille contenant de l'acide hyaluronique
Une aiguille contenant de l'acide hyaluronique — LEMAIRE/ZEPPELIN/SIPA

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) s’inquiète des injections d’acide hyaluronique réalisées sans autorisation. Cet acte de médecine esthétique notamment utilisé pour diminuer les rides peut en effet dégénérer en effets secondaires graves. Il doit absolument être effectué par des médecins, a prévenu lundi l’agence du médicament. « Ces pratiques réalisées par des non-médecins sont dangereuses et interdites », avertit dans un communiqué l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

L’acide hyaluronique est un gel qui est notamment utilisé par les médecins esthétiques pour diminuer les rides. Mais ces injections sont également pratiquées illégalement par des personnes non habilitées, un phénomène qui a récemment pris de l’ampleur.

L’AFP avait notamment recueilli en début d’année une série de témoignages de patientes ayant subi les conséquences désastreuses d’actes mal effectués, comme des abcès locaux ou des infections généralisées.

Infections graves, nécroses…

« Ces effets indésirables, pouvant aller jusqu’à des infections graves ou des nécroses de la peau, sont majoritairement liés à des pratiques non conformes, telles qu’un non-respect des conditions d’hygiène ou une injection mal réalisée », souligne l’ANSM.

Les complications peuvent aussi être causées par la qualité douteuse de l’acide utilisée, l’agence rappelant qu’il est essentiel de pouvoir assurer la traçabilité du produit.

Une quarantaine de signalements

En matière de chiffres, l’ANSM fait état, depuis le début de l’année, d’une quarantaine de signalements d’effets secondaires liés à l’injection d’acide hyaluronique par des personnes non autorisées.

« Les médecins savent prendre en charge les effets indésirables immédiats comme une allergie au produit injecté – choc anaphylactique –, une nécrose ou ischémie – vaisseau sanguin bouché –, par un traitement médical adapté », rappelle l’ANSM.