Urgences : François Braun met en œuvre ses recommandations de la mission « flash »

HOPITAL Le 30 juin, avant d’être nommé ministre, François Braun avait remis au gouvernement 41 propositions pour surmonter un été « à haut risque » dans les services d’urgences

20 Minutes avec AFP
Le ministre de la Santé François Braun, au CHU de Créteil le 4 juillet 2022.
Le ministre de la Santé François Braun, au CHU de Créteil le 4 juillet 2022. — JEANNE ACCORSINI/SIPA

Le nouveau ministre de la Santé va pouvoir appliquer ses idées. François Braun a affirmé dimanche avoir donné instruction aux Agences régionales de Santé (ARS) de déployer les recommandations de la « mission flash » sur les urgences qu’il avait lui-même diligentée, avant d’entrer au gouvernement.

Avec cette « "boîte à outils" opérationnelle », « les territoires disposent, jusqu’à la fin du mois de septembre, d’une série de leviers nouveaux pour garantir une réponse adaptée aux besoins de santé des Français », indique le ministre dans un communiqué. « Ces leviers permettent de soutenir les nouvelles coopérations entre professionnels (…) ; de reconnaître l’engagement supplémentaire des professionnels pour augmenter le temps soignant disponible ; d’accompagner la pénibilité attachée au travail de nuit, notamment dans les hôpitaux ».

Une « importante campagne de communication » à venir

François Braun souligne également que des textes réglementaires nécessaires vont être publiés « dans les premiers jours de cette semaine ». Ils concernent par exemple « la revalorisation du travail de nuit à l’hôpital à compter du 1er juillet, les modalités de rémunération des professionnels libéraux mobilisés pour la régulation au Samu​ ».

Ces mesures nouvelles « seront soutenues par une importante campagne de communication permettant aux Français de comprendre les nouveaux leviers et de mieux s’orienter dans le système de santé », ajoute le ministre. « En particulier, des messages pédagogiques seront diffusés pour inciter les Français à appeler le 15 préalablement à tout déplacement aux urgences, afin d’être mieux orientés vers une offre de soins adaptée à leurs besoins ».

Des mesures temporaires

Pour l’essentiel, les mesures sont « temporaires : sauf exception, leur mise en œuvre a été validée à titre dérogatoire, pour une période déterminée de trois mois ». Mais le ministre rappelle que ce « plan été » fera l’objet d’une évaluation tout au long de son déploiement. « L’effet des mesures sera précisément mesuré (…), avant d’envisager, le cas échéant, leur pérennisation ou leur généralisation par des mécanismes "traditionnels" (textes réglementaires, négociation conventionnelle, etc.) »

Le 30 juin, avant d’être nommé ministre, l’urgentiste missionné par Emmanuel Macron, avait remis au gouvernement d’Elisabeth Borne 41 propositions pour surmonter un été « à haut risque » dans les services d’urgences. La mission flash préconisait de « réguler les admissions », soit avec un « triage paramédical à l’entrée » des urgences, soit par une « régulation médicale préalable systématique » par le standard téléphonique du Samu. Elle demandait aussi des efforts budgétaires pour les personnels hospitaliers, avec une revalorisation du travail de nuit et des ponts du 14-Juillet et du 15-Août, ainsi qu’une prime pour les équipes des urgences psychiatriques, pédiatriques et gynécologiques.