Covid-19 à Rennes : Face à la flambée de l’épidémie, le CHU restreint les visites

HOPITAL Les patients n’ont désormais plus le droit qu’à la visite d’une personne par jour

Jérôme Gicquel
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Au CHU de Rennes, on se prépare à un été compliqué.
Au CHU de Rennes, on se prépare à un été compliqué. — C. Allain / 20 Minutes
  • Alors que l’épidémie de Covid s’envole, le CHU de Rennes est contraint de serrer la vis pour limiter la propagation du virus.
  • Les visites sont ainsi de nouveau limitées à une personne par jour.
  • En raison de la pénurie de personnel, l’été s’annonce également tendu au CHU où 13 % des lits vont être fermés.

La septième vague de Covid-19 est désormais bien installée en France où plus de 200.000 cas quotidiens ont été enregistrés en début de semaine. Toutes les régions sont concernées par cette flambée à l’image de la Bretagne, qui a vu son taux d’incidence s’envoler ces dernières semaines. Il s’élève désormais à 1.227 cas pour 100.000 habitants dans la région, en hausse de 458 points par rapport à fin juin. Dans la métropole rennaise, ce taux est encore plus élevé. Alors qu’il n’était que de 160 cas pour 100.000 habitants le 28 mai, il est désormais de 1.358 cas.

Cette flambée de l’épidémie se ressent au CHU de Rennes, où 71 patients sont hospitalisés pour motif Covid, contre 47 le 20 juin. Parmi les patients accueillis, 14 se trouvent en service de réanimation. Pour tenter de limiter la propagation du virus, l’établissement se voit contraint de serrer la vis. Les visites sont ainsi de nouveau limitées à une personne par jour. De même, « les patients en consultation majeurs ou mineurs ne peuvent être accompagnés que d’une seule personne », indique le CHU, qui rappelle que « le pass vaccinal reste obligatoire dans les établissements de santé ».

13 % des lits fermés cet été

Ce rebond épidémique intervient alors que les hôpitaux sont en crise, notamment les services des urgences qui sont complètement saturés un peu partout sur le territoire. Au CHU de Rennes, on se prépare ainsi à un nouvel été tendu. D’autant que les urgences de la clinique Saint-Grégoire, confrontées comme tout le monde à une pénurie de main-d’œuvre, devraient encore suspendre leur activité la nuit au cours de l’été. « Des réunions hebdomadaires de coordination territoriale sont déjà organisées et le seront tout l’été pour ajuster, si besoin, les organisations des services d’accueil des urgences », souligne le CHU de Rennes dans un communiqué.

Dans les autres services, la situation n’est pas plus rose. Pour faire souffler les personnels, épuisés par deux ans de pandémie, l’établissement hospitalier va ainsi devoir fermer 13 % des lits ces prochaines semaines, contre 7 % l’an dernier.