Anses : Les autorités sanitaires veulent des règles plus strictes sur la composition des fournitures scolaires

PRECAUTION L’Anses s’inquiète car les fournitures ne relèvent pas « d’une réglementation spécifique permettant d’encadrer leur composition, leur fabrication ou leur utilisation »

20 Minutes avec AFP
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Une trousse et des feutres de couleur (illustration).
Une trousse et des feutres de couleur (illustration). — RAPHAEL BLOCH/SIPA

Alerte sur le contenu des trousses. Les autorités sanitaires françaises recommandent ce jeudi d’appliquer des règles plus strictes sur les fournitures scolaires, comme les colles et les gommes, regrettant un grand flou quant à la présence de composants potentiellement dangereux pour la santé​.

Il faudrait « appliquer aux fournitures scolaires la réglementation relative à la sécurité des jouets », celle-ci étant nettement plus restrictive, juge l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). En effet, à l’heure actuelle, « ni en France ni en Europe, les fournitures scolaires ne relèvent d’une réglementation spécifique permettant d’encadrer leur composition, leur fabrication ou leur utilisation pour s’assurer de leur innocuité », regrette l’agence. Or, les enfants – et d’ailleurs les adultes présents en salle de classe – sont exposés continuellement à ces objets, dont ils peuvent respirer certains composants, voire les ingérer en mordillant par exemple leurs stylos.

Des phtalates souvent présents dans les gommes

Si l’Anses communique sur le sujet, c’est qu’elle vient de rendre public un travail qui évalue la présence de ces éléments potentiellement néfastes pour la santé. Sur la base de plusieurs études, notamment l’une réalisée par les autorités sanitaires danoises, elle note que certains de ces composants sont fréquemment repérés. C’est le cas, par exemple, des phtalates, composés chimiques souvent présents dans les gommes.

L’Anses note toutefois que peu d’études se sont penchées sur le sujet. Elles concernent par ailleurs la seule question de la présence de ces composants et, dans l’ensemble, ne disent pas à quel point la santé des élèves est réellement menacée. Mais, par précaution, l’agence juge nécessaire de prendre justement plus de précautions. En plus d’appeler à une législation plus restrictive, elle demande dès maintenant aux fabricants d’éviter de vendre des produits parfumés pour éviter d’inciter au machouillage.