Variole du singe : Plus de 5.000 cas confirmés, selon l’OMS

VIRUS Face à la multiplication des cas, « l’OMS continue de demander aux pays de porter une attention particulière aux cas de variole du singe, pour essayer de limiter les contaminations »

20 Minutes avec AFP
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Les autorités sanitaires américaines s'inquiètent d'une explosion des cas de variole du singe.
Les autorités sanitaires américaines s'inquiètent d'une explosion des cas de variole du singe. — PPE/Beijersbergen/SIPA

L’Organistion mondiale de la santé (OMS) recense désormais dans le monde 5.322 cas confirmés en laboratoire de variole du singe, soit une augmentation de plus de 50 % par rapport au précédent bilan du 22 juin, pour un seul décès, a annoncé mardi une porte-parole de l’organisation.

« L’OMS continue de demander aux pays de porter une attention particulière aux cas de variole du singe, pour essayer de limiter les contaminations », a déclaré Fadela Chaib lors d’une conférence de presse à Genève. Une seconde réunion du comité d’urgence de l’OMS sur le sujet, après sa première réunion le 23 juin, n’est pour l’heure pas prévue.

Une augmentation de 55.9 % des cas

L’agence de santé avait estimé la semaine passée que la flambée actuelle de cas de variole du singe, bien que très inquiétante, ne constituait pas « une urgence de santé publique de portée internationale », le plus haut degré d’alerte de l’organisation.

Le nombre de cas a fortement augmenté ces derniers jours : ce dernier bilan, daté du 30 juin, représente une augmentation de 55.9 % par rapport au décompte précédent, qui recensait huit jours plus tôt 3.413 cas.

L’Europe épicentre de la flambée épidémique

L’Europe demeure de loin la région la plus touchée par le virus avec 85 % des cas, alors que 53 pays sont désormais touchés.  Une recrudescence inhabituelle de cas de variole du singe a été détectée depuis mai en dehors des pays d’Afrique centrale et de l’Ouest où le virus circule d’ordinaire.

Si la majorité des cas recensés concerne des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, « d’autres groupes vulnérables sont aussi à risque », a indiqué la porte-parole. « Il y a eu quelques cas chez les enfants [et] chez des personnes qui ont un système immunitaire compromis. »

Connue chez l’être humain depuis 1970, la variole du singe est considérée comme étant bien moins dangereuse et contagieuse que sa cousine, la variole, éradiquée en 1980. La variole du singe, qui se manifeste par des symptômes grippaux et des éruptions cutanées, guérit généralement d’elle-même après deux ou trois semaines.

Vers un élargissement de la vaccination?

La Haute autorité de santé (HAS) a été saisie pour rendre un avis sur un élargissement aux homosexuels de la vaccination contre la variole du singe, aujourd'hui réservée aux cas contact, a-t-on appris mardi. La HAS a été saisie en fin de semaine dernière, a indiqué le ministère de la Santé. Son avis devrait être rendu d'ici à quelques jours. L'hebdomadaire Têtu avait annoncé une saisine imminente en début de semaine dernière.

Pour le moment, la HAS a recommandé de vacciner les adultes, y compris des professionnels de santé, ayant eu un contact à risque avec un malade. Des associations LGBTQI+ et certains professionnels de santé ont interrogé le ministère sur un éventuel élargissement aux homosexuels alors que la variole du singe touche aujourd'hui principalement des hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes.

Le Royaume-Uni recommande déjà la vaccination des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) à risque.