Des scientifiques font une découverte qui pourrait accélérer la recherche sur le cancer de la prostate

AVANCEE Selon un chercheur, « cette piste pourrait sauver une décennie de recherche »

20 Minutes avec agence
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Illustration d'une scientifique.
Illustration d'une scientifique. — Dmitry Rogulin/TASS/Sipa USA/SIPA

Des chercheurs ont effectué une découverte qui pourrait s’avérer décisive dans la lutte contre le cancer de la prostate, rapporte Slate. Cette méthode n’aurait pas pour objectif de combattre directement la maladie, mais de « cibler les protéines qui régulent le rythme circadien d’une cellule » qui est une sorte « d’horloge interne » du corps humain, a expliqué la Société canadienne du cancer.

Le cancer de la prostate est principalement combattu par des thérapies anti-hormonales afin de diminuer le taux d’hormones androgènes dont la surproduction est une caractéristique de la maladie. Mais cette technique ne fonctionne pas systématiquement, les cellules cancéreuses de certaines personnes résistent à ce traitement. Ainsi, une équipe internationale de recherche menée par le Netherlands Cancer Institute s’est intéressée à certaines protéines permettant de réguler le rythme circadien.

« Cette piste pourrait sauver une décennie de recherche »

« Les cellules cancéreuses de la prostate n’ont plus de rythme circadien. Or les protéines de l’horloge circadienne acquièrent une toute nouvelle fonction dans les cellules tumorales lors des thérapies hormonales : elles maintiennent ces cellules cancéreuses en vie, malgré le traitement », a déclaré Wilbert Zwart, un des auteurs de la recherche, dans la revue Cancer Discovery.

Au cours de leur étude, les chercheurs ont remarqué que « les gènes qui maintenaient les cellules tumorales en vie étaient soudainement contrôlés par une protéine qui régule normalement l’horloge circadienne », a ajouté le scientifique Simon Linder. Désormais, l’enjeu est de trouver un moyen de bloquer ce processus. « Cette piste, qui permet de réadapter les médicaments, pourrait sauver une décennie de recherche », a conclu Wilbert Zwart.