L’UE veut interdire la vente de tabac chauffé aromatisés, concurrent des cigarettes électroniques

TABAC Bruxelles entend instaurer des législations plus strictes pour décourager le tabagisme, notamment chez les plus jeunes

M.d.F. avec AFP
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La vapote au sens large
La vapote au sens large — Canva

Attention, nous ne parlons pas ici des liquides aromatisés pour cigarettes électroniques, mais des versions aromatisées des « tabacs à chauffer », petits nouveaux sur le marché. La Commission européenne a proposé ce mercredi d’interdire dans les 27 pays de l’UE la vente de ces bâtonnets qui concurrencent les cigarettes électroniques.

La proposition ne concerne pas les cigarettes électroniques et les e-liquides, a précisé un porte-parole de l’exécutif européen, Stefan De Keersmaecker. « L’interdiction d’arômes pour ces liquides est une décision à prendre par les Etats membres, ce n’est pas couvert par notre proposition d’aujourd’hui », a-t-il ajouté.

La vente de « produits du tabac chauffés » a explosé en France

Ce type de produit à base de tabac qui connaît un succès croissant notamment auprès des jeunes. Lancé par l’industrie en réponse au succès des e-cigarettes, il exploite une solution dite de « chauffe » du tabac, censée limiter les effets néfastes liés à la combustion et à la fumée qu’elle dégage. Et comme pour le vapotage ce tabac est décliné en différents arômes, cerise ou menthol par exemple. Mais la Commission relève que la « chauffe » vise malgré tout à libérer de la nicotine, et provoque l’émission d’autres produits chimiques potentiellement néfastes pour la santé.

Les volumes de ventes de « produits du tabac chauffés » ont augmenté de 10 % ou plus dans au moins cinq pays de l’UE, le minimum requis pour durcir la législation. Selon la Commission, la vente de ces produits a explosé dans plusieurs Etats membres entre 2018 et 2020, comme en France (+406 %), au Portugal (+180 %) et aux Pays-Bas (+153 %).