Covid-19 : Du variant « Alpha » à BA.5, retour sur une épidémie en sept étapes

PANDEMIE On fait le point sur les différentes étapes du coronavirus en France alors qu'on arrive à la septième vague

20 Minutes avec AFP
— 
Alors que le masque pourrait repointer le bout de son nez (caché) dans les transports en commun, les vagues du Covid-19 semblent se suivre et se ressembler. (PHOTO D'ILLUSTRATION)
Alors que le masque pourrait repointer le bout de son nez (caché) dans les transports en commun, les vagues du Covid-19 semblent se suivre et se ressembler. (PHOTO D'ILLUSTRATION) — EPN/Newscom/SIPA

Le Covid-19 a mis l’Hexagone à l’arrêt pendant de nombreux mois. A présent que toutes les restrictions sont levées, de nombreux Français regardent l’épidémie dans leur rétroviseur. Mais la France entame le démarrage d’une septième vague de contaminations.

Face à la recrudescence des contaminations, la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon a demandé « aux Français de remettre le masque dans les transports », par civisme. On fait le point sur les différentes étapes du coronavirus en France.

La 1re vague et le 1er confinement entre mars et avril 2020

Les premiers cas officiels de Covid-19 en France sont annoncés le 24 janvier 2020. La première victime, un touriste chinois de 80 ans, décède le 15 février à Paris. Restaurants, bars et cinémas ferment le 14 mars. Ecoles et universités deux jours plus tard. Le 17 mars à midi, la France se confine. Le second tour des municipales est reporté, les réformes sont suspendues.

Les polémiques enflent sur le manque de masques, de tests et sur l’efficacité de l’antipaludéen chloroquine. L’hôpital croule sous le nombre de cas, particulièrement dans l’Est et en Ile-de-France. Un pic est franchi en avril avec plus de 32.000 personnes hospitalisées pour Covid-19 et plus de 6.000 patients en soins critiques.

La 2e vague et le second confinement à l’automne 2020

En mai, un déconfinement progressif s’engage. Le 2 juin, Emmanuel Macron annonce « le retour des jours heureux ». Les déplacements ne sont plus limités. Ecoles, bars et restaurants rouvrent. Mais fin août, l’épidémie repart. Le port du masque se généralise à la rentrée. Un couvre-feu est instauré le 17 octobre en région parisienne et dans huit métropoles.

Le 30, Emmanuel Macron annonce un nouveau confinement : crèches, écoles, collèges et lycées restent ouverts mais le télétravail redevient la règle et les commerces non essentiels ferment. Au plus fort de cette vague, le pays dénombre 48.000 cas positifs détectés par jour (calculé en moyenne lissée sur les sept derniers jours), début novembre, et un pic à 33.000 personnes hospitalisées à la mi-novembre. Les premiers vaccins arrivent en Europe en décembre.

La vague « Alpha » déferle en avril 2021

Après avoir été repéré au Royaume-Uni, le variant « Alpha » du nouveau coronavirus, plus contagieux, se diffuse rapidement à partir du début 2021. Le 20 mars, l’Ile-de-France et les Hauts-de-France font l’objet de restrictions : commerces non-essentiels fermés, sorties limitées à 10 km autour de chez soi. Ces restrictions sont étendues à toute la France le 3 avril.

Crèches, écoles, collèges et lycées ferment pour trois à quatre semaines. Au plus fort de la vague en avril, le pays compte un peu plus de 30.000 patients hospitalisés et 35.000 nouveaux cas/jour. La barre des 100.000 morts est franchie le 15 avril.

Le rebond « Delta » prend le relais en août 2021

Une décrue rapide permet la levée des restrictions : réouverture des commerces, terrasses et lieux de culture le 19 mai, puis des cafés et restaurants le 9 juin. Le couvre-feu est levé totalement le 20 juin. Après un démarrage lent en début d’année, le rythme de la vaccination accélère : ouverte aux plus de 50 ans le 10 mai puis à tous les adultes fin mai et aux plus de 12 ans le 15 juin.

Mais la progression rapide du variant « Delta », bien plus contagieux, entraîne le pays vers une 4e vague de fin juillet à fin août (plus de 20.000 nouveaux cas/jour et 10.000 hospitalisés au plus fort). Un nouveau type de restrictions est annoncé le 12 juillet par Emmanuel Macron : pass sanitaire obligatoire à l’entrée de nombreux lieux à partir de juillet/août et vaccination obligatoire pour les soignants à compter du 15 septembre.

Le pass vaccinal s’impose après une vague « fulgurante » à l’hiver 2021-2022

A la rentrée 2021, les deux tiers des Français sont vaccinés. Mais un variant « Delta » toujours très actif et l’arrivée de l’hiver font repartir cas et hospitalisations. Face à cette 5e vague « fulgurante », Emmanuel Macron annonce le 9 novembre l’extension de la campagne de rappel vaccinal aux plus de 50 ans et, deux semaines plus tard, aux plus de 18 ans.

En décembre, l’arrivée du variant ultra-contagieux Omicron fait s’emballer les contaminations. L’exécutif transforme le pass sanitaire en pass vaccinal. Le pic de la vague est atteint fin janvier, début février avec plus de 30.000 hospitalisations et 300.000 cas positifs/jour.

Une vague contenue en avril 2022

A la mi-mars, le gouvernement lève l’essentiel des restrictions : fin du pass vaccinal et du masque obligatoire (sauf dans les établissements de santé – dans les transports l’obligation du masque est levée à la mi-avril). La circulation toujours élevée d’Omicron fait remonter, début avril, cas positifs et hospitalisations (jusqu’à 140.000 cas/jours et 25.000 hospitalisations).

Toutefois, pour la première fois depuis le début de l’épidémie, ce rebond ne s’accompagne d’aucune hausse significative du nombre de patients en soins critiques.

La vague de juin, maîtrisée pour le moment

Une nouvelle vague, portée par des sous-variants de la famille d’Omicron, encore plus transmissibles, se manifeste à partir de la mi-juin, avec plus de 54.000 cas/jours au 24 juin. Mais la traduction en termes d’hospitalisations reste faible et l’exécutif exclut, à ce stade, le retour à des mesures sanitaires.