Hauts-de-France : Les organes des habitants ont permis de sauver 337 vies

DON En amont de la journée du don d’organes, l’agence de la biomédecine souligne l’effort des habitants de la région sans toutefois dire que l’on pourrait faire beaucoup mieux

Mikaël Libert
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Le don d'organes, ça ne coûte rien et ça peu sauver des vies.
Le don d'organes, ça ne coûte rien et ça peu sauver des vies. — 20 minutes - Magazine
  • Mercredi, c’est la journée national de réflexion sur le don d’organes.
  • En France, en 2021, 5.276 greffes ont été réalisées, soit 19 % de plus que l’année précédente.
  • Rien que grâce aux habitants des Hauts-de-France, ce sont 337 personnes qui ont pu être sauvées.

« Donnez, donnez, do donnez, donnez » vos organes. Il y a une journée pour presque tout et, mercredi, c’est celle du don d’organes. Au contraire du don de sang, il ne s’agit pas d’encourager les personnes à aller se faire prélever des morceaux ce jour-là. Non, l’ Agence de la biomédecine entend plutôt communiquer sur l’importance de ce geste et surtout sur les textes qui réglementent le don d’organes. Dans les Hauts-de-France, on n’est pas si mal même s’il est largement possible de faire mieux.

Grâce aux habitants des Hauts-de-France, ce ne sont pas moins de 337 personnes qui ont pu être sauvées l’année dernière en bénéficiant d’une greffe d’organe : 27 greffes de cœur, 86 greffes de foie et 224 greffes de rein. Néanmoins, pour l’une des régions les plus peuplées de France, cela ne représente que 6,39 % du nombre total de greffes effectuées en 2021. Et lorsque l’on compare au nombre de décès survenus dans la région, environ 60.000 en 2020, on constate qu’il est possible de faire davantage.

Nous sommes tous donneurs présumés

Pourtant, et beaucoup l’ignorent encore, nous sommes tous des donneurs d’organes présumés. Cela signifie que faute d’avoir manifesté clairement son opposition au don d’organes, un Français pourra être prélevé à sa mort. Sauf que cette opposition peut être faite de plusieurs manières. Soit en s’inscrivant sur un registre national consulté par les équipes médicales après le décès. Soit en le disant à ses proches. Et c’est souvent là que ça coince, lorsque les médecins doivent poser la question à la famille.



Pour lever ce tabou, l’Agence de la biomédecine incite au dialogue autour de ce sujet. Elle rappelle aussi de manière plus concrète que « le prélèvement des organes et des tissus est un acte chirurgical effectué avec le même soin que ceux pratiqués sur une personne en vie » et que tout est mis en œuvre pour « pour que l’aspect du corps ne change pas​ ». A noter qu’il est aussi possible de donner de son vivant, un rein à un proche par exemple.