Coronavirus dans les Alpes-Maritimes : Une recrudescence des cas positifs mais une stabilité dans les hospitalisations

SITUATION SANITAIRE Depuis fin mai, des indicateurs de l’épidémie repartent à la hausse dans les Alpes-Maritimes

Elise Martin
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Une infirmière avec un patient Covid (illustration).
Une infirmière avec un patient Covid (illustration). — F. Scheiber / Sipa
  • Le taux d’incidence augmente depuis fin mai dans les Alpes-Maritimes.
  • Un constat également observé dans toute la France.
  • Selon des experts de Santé publique France, ce rebond s’expliquerait entre autres par les nouvelles incarnations d’Omicron, potentiellement plus contagieuses que les précédentes, et le relâchement des mesures sanitaires.

Avec la fin du pass vaccinal et du port du masque obligatoire dans les transports publics, le Covid-19 a presque disparu de notre quotidien ces dernières semaines. Mais d’après les données de Santé publique France, le coronavirus n’est jamais parti très loin. État des lieux dans les Alpes-Maritimes.

Augmentation du taux d’incidence

Lundi soir, le taux d’incidence, c’est-à-dire le nombre de cas positifs au Covid-19 pour 100.000 habitants, atteignait 323. Après une véritable baisse par rapport à fin janvier, où il s’élevait à 4.288, l’indicateur était remonté à 1.297 cas positifs début avril avec le sous-variant BA2 d’Omicron. Depuis, le taux d’incidence diminuait et était même passé fin mai, en dessous de la barre des 200 personnes positives, ce qui n’était plus arrivé depuis novembre 2021. Le taux de positivité, la proportion de tests positifs dans l’ensemble des tests, a également augmenté ces derniers temps. Lundi soir, il était à 14 % dans les Alpes-Maritimes, le plus haut taux de la région Paca.

La tension hospitalière stable

Malgré une circulation du virus importante, le nombre d’admissions à l’hôpital reste stable et gérable. Selon Santé publique France, lundi soir, huit personnes étaient en réanimation à l’échelle du département et 262 étaient hospitalisées pour Covid-19. Au total, 9 % des lits de réanimation étaient utilisés par des patients Covid. En moyenne, aucun décès du coronavirus n’a été constaté au quotidien du 7 au 13 juin.

Les explications de ce rebond

Lors d’une conférence de presse début juin, Guillaume Spaccaferri, épidémiologiste chez Santé publique France, évoquait « une moins bonne application des gestes barrières » ainsi que « l’impact de la diffusion de BA4 et BA5 » comme explications à ce rebond mais soulignait qu’il était « toujours délicat d’apporter une réponse avec une cause unique ».

Ces nouvelles incarnations d’Omicron, potentiellement plus contagieuses que les précédentes, sont devenues majoritaires en Afrique du Sud et au Portugal où elles ont provoqué des vagues de cas, désormais stabilisées, sans hospitalisations et décès massifs. Des scénarios « rassurants » pour les experts de Santé publique France. Début avril, le Pr Pradier, chef de service du département de santé publique au CHU de Nice affirmait à 20 Minutes que la solution à ce virus était « de savoir s’adapter ».

Nouvelle vague pour l’été ?

L’été comme frein à une nouvelle vague du Covid-19 malgré le relâchement des mesures sanitaires et les sous-variants ? Mircea T. Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l’université de Montpellier, analysait mi-juin : « Si on peut compter sur l’été pour avoir une plus faible incidence qu’en hiver, il ne peut pas, à lui seul, empêcher qu’une vague de contamination ait lieu, comme l’a montré l’exemple de Delta en juillet 2021. »