Hôpital : Les gynécologues craignent de nombreuses « fermetures inopinées » des maternités cet été

PENURIE Le Syndicat des gynécologues-obstétriciens de France alerte sur le manque de médecins qui « atteint un niveau critique qui met en danger les femmes »

20 Minutes avec agences
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Un gynécologue et sa patiente (illustration).
Un gynécologue et sa patiente (illustration). — CORDON PRESS/SIPA

Le Syndicat des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof) tire la sonnette d’alarme. La pénurie de soignants « atteint un niveau critique » dans les maternités, faisant courir un risque de « fermetures estivales inopinées », a-t-il affirmé mardi dans un communiqué. « L’accident est imminent », poursuit-il. À un mois des vacances, le principal syndicat de gynécologues de France s’inquiète du manque de médecins – y compris pédiatres et anesthésistes – ainsi que de sages-femmes, qui « atteint un niveau critique qui met en danger les femmes ».

Des soignants qui « désertent les salles de naissances »

« La périnatalité est en grande souffrance », avec des soignants qui « se découragent » et « désertent les salles de naissances », ajoute le syndicat, estimant que « l’hémorragie n’est pas près de se tarir » car « les signaux envoyés » par les pouvoirs publics « ne sont pas encourageants ». Pour preuve, le Syngof cite l’agence régionale santé de Bretagne (ARS), qui a sommé ses hôpitaux et cliniques de lui « transmettre régulièrement » avant l’été « les fermetures de lits envisagées (et) le plan de continuité d’activité (avec) une attention accrue sur les services d’urgences et de maternité ».

Décriant cette « gouvernance administrative », le syndicat juge que « seule une juste reconnaissance (…) de tous les soignants permettra de résoudre » le problème et « d’éviter les fermetures estivales inopinées de maternités », ou « pire, les fermetures définitives après accidents graves ». Le sujet touche d’autres régions, comme l’Ile-de-France, où l’ARS anticipe un été « tendu, voire très tendu », en particulier dans les maternités où « il y a un peu plus de difficultés en général », selon sa directrice Amélie Verdier, qui a « enclenché des actions avec des sages-femmes libérales pour voir comment elles peuvent venir de manière renforcée dans les établissements ».