VIH : Un tiers des diagnostics réalisés à un stade avancé de l'infection, dans les Pays-de-la-Loire

DEPISTAGE Jusqu'à mi-juin, une campagne est menée dans la région pour inciter les jeunes à davantage se faire dépister

Julie Urbach
— 
Dépistage rapide du VIH
Dépistage rapide du VIH — J. Urbach/ 20 Minutes

Le combat contre le Sida est encore loin d'être gagné. L’an dernier, dans les Pays-de-la-Loire, une centaine de nouvelles personnes ont été testées positives au VIH. Et parmi elles, un tiers vivait déjà avec la maladie depuis cinq, huit voire dix ans sans le savoir. « C’est ce que l’on appelle des diagnostics tardifs, avec une immunité déjà altérée ou le stade Sida déjà atteint, explique le docteur Eric Billaud, président de la Corevih Pays-de-la-Loire. Dans le cas des diagnostics précoces, on peut prescrire un traitement pour rendre la charge virale indétectable, et ainsi ne pas transmettre la maladie et avoir une espérance de vie normale. »

« Santé sexuelle sans tabou »

Pour faire baisser ce chiffre, légèrement supérieur à la moyenne nationale, les autorités se mobilisent jusqu’à la mi-juin. Pour la première fois, une campagne intitulée «Santé sexuelle sans tabou», et pilotée par l’Agence régionale de santé des Pays-de-la-Loire, doit notamment permettre d’inciter au dépistage des IST, du VIH et des hépatites, « un réflexe généralisé à acquérir, au moindre doute ou au moins une fois dans l’année ». D’autres sujets seront abordés, comme la contraception ou les violences sexuelles.

Plus de 120 actions autour de la santé sexuelle seront organisées auprès des 16-30 ans. L’occasion de rappeler que depuis le début de l’année, il est possible de se faire dépister gratuitement, sans rendez-vous et sans ordonnance dans un laboratoire, mais qu’il existe aussi la possibilité de passer un TROD (notamment auprès de l’association Aides) ou de se procurer un autotest, en pharmacie. Quelque 5.000 personnes sont suivies pour une infection au VIH dans la région.