Covid-19 : Deux sous-variants d’Omicron pourraient entraîner une augmentation des cas en Europe

PANDEMIE Ces sous-variants « deviendront dominants dans les mois à venir »

D.R.
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Au jardin du Luxembourg, à Paris (illustration).
Au jardin du Luxembourg, à Paris (illustration). — Francois Mori/AP/SIPA

Alors que de nombreux Français tombent le masque jusque sous terre ce lundi, les sous-variants BA.4 et BA.5 d'Omicron attirent l’attention des autorités sanitaires. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) appelle les pays européens à garder un œil sur ces nouvelles formes d’Omicron.

Si le communiqué, daté du 14 mai – et repéré par nos confrères de FranceInfo - reconnaît que leur proportion est « actuellement faible » dans l’Union européenne, il alerte : « Ils deviendront dominants dans les mois à venir ». Sur France 24, l’épidémiologiste Antoine Flahault avait estimé que ces sous-variants étaient « plus transmissibles que les précédents ».

Capables « d’échapper à la protection immunitaire »

Les données sur BA.4 et BA.5 sont pour l’instant lacunaires, notamment sur la question de leur dangerosité. D’abord détectés en Afrique du Sud au début de l’année, ces sous-variants sont devenus « dominants » dans le pays depuis, souligne l’ECDC qui précise que BA.5 est en train de devenir dominants aussi au Portugal.

L’agence de l’UE « encourage les pays à rester vigilants ». Car même si la gravité de ces sous-variants s’avère similaire à celle de leurs cousins, leur forte transmissibilité pourrait à nouveau créer de lourdes tensions dans les hôpitaux​. D’autant que BA.4 et BA.5 ont la « capacité d’échapper à la protection immunitaire induite par une infection et/ou une vaccination antérieures, en particulier si celle-ci a diminué avec le temps ». De quoi tempérer la joie de celles et ceux qui se félicitent de l’abandon des restrictions sanitaires après deux années de pandémie qui ont durablement bouleversé la santé mentale des Français.