Plus on marche vite et moins on vieillit, selon une étude

FORME Pratiquer la marche rapide dix minutes par jour permettrait également d’augmenter son espérance de vie de vingt ans

avec agence
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Marcher à plus de 6 km/h augmente l'espérance de vie (illustration).
Marcher à plus de 6 km/h augmente l'espérance de vie (illustration). — K. Subiyanto / Pexels

Marcher est bon pour la santé. Mais marcher vite le serait davantage. Des scientifiques de l’université de Leicester ( Royaume-Uni) ont récemment démontré que la marche rapide permettait de maintenir son corps à un âge biologique plus jeune, rapporte Le Parisien. D’après les résultats de leur étude, publiée mercredi dans Communications Biology, les personnes de 56 ans pratiquant ce sport auraient en moyenne un âge biologique de 40 ans.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié les données génétiques de près de 406.000 Britanniques, et en particulier la longueur des télomères de leurs globules blancs. Cette information est considérée comme un marqueur de l’âge biologique car la longueur des télomères permet de déterminer la capacité des cellules à se diviser. Plus une cellule se divise, plus les télomères deviennent courts, jusqu’à ce que la division devienne impossible. Les cellules deviennent alors sénescentes et leur accumulation participe au vieillissement.



L’importance de l’intensité

La pratique de la marche rapide, c’est-à-dire celle dépassant le rythme de 6,4 km/h, est ainsi apparue comme favorisant particulièrement la préservation des télomères. « L’intensité avec laquelle le mouvement habituel de marche sportive est réalisé peut être importante pour la santé, quelle que soit la quantité totale effectuée », note Paddy Dempsey, chercheur spécialisé dans le domaine de l’activité physique et auteur principal de l’étude.

Selon lui, pratiquer ce sport régulièrement sur des distances du quotidien suffirait à avoir des effets positifs. En 2019, des chercheurs de la même université avaient démontré qu’une marche rapide de dix minutes par jour était liée à une espérance de vie plus longue, augmentant de vingt ans celle des marcheurs rapides par rapport aux marcheurs lents. Une marche rapide de vingt minutes réduirait quant à elle les risques de maladie. Des effets d’autant plus accrus que cette pratique est initiée tôt.