Médecine : Quel est ce nouveau dispositif qui facilite la prise de rendez-vous avec un spécialiste ?

DELAI À partir de ce vendredi, tous les patients sont éligibles à la téléexpertise, peu importe leur âge ou leurs antécédents médicaux

avec agence
— 
Illustration d'une consultation chez le médecin généraliste.
Illustration d'une consultation chez le médecin généraliste. — V.Wartner / 20 Minutes

Fini les (nombreuses) semaines d’attente pour voir son radiologue, son gynécologue et son ophtalmologiste ! A compter de ce vendredi, l’Assurance maladie étend son dispositif de téléexpertise à tous les patients, annonce Capital. Jusque-là, seuls quelques patients (bénéficiaires de l’ALD, atteints de maladies rares, résidant en Ehpad ou dans les zones sous-denses) étaient concernés par cet outil en ligne.

L’objectif de ce dispositif, gratuit, est de réduire les délais d’attente chez les spécialistes et d’améliorer l’accès aux soins dans les déserts médicaux. Au cours d’un rendez-vous en téléexpertise, un professionnel de santé va établir un diagnostic. S’il repère une anomalie, il peut directement solliciter l’avis d’un spécialiste en utilisant une messagerie sécurisée. Le spécialiste en question décide si le patient doit être pris en charge en urgence.

Aucun surcoût pour le patient

Il n’y a aucun surcoût pour le patient. Le prix reste celui d’une consultation chez le généraliste. L’Assurance maladie rémunérera directement le médecin ainsi que le spécialiste sollicité, dans la limite de quatre actes de téléexpertise par an et par patient. De plus, l’avis médical rendu par le spécialiste pourra être consulté par le médecin mais aussi par le patient dans son dossier médical disponible sur la plateforme « Mon espace santé » d’Ameli.

Les médecins généralistes ne seront pas les seuls à pouvoir proposer la téléexpertise. D’autres professionnels de santé comme les pharmaciens, les kinésithérapeutes, les auxiliaires médicaux mais aussi les orthophonistes pourront aussi recourir à ce dispositif à partir de mercredi prochain. Il faudra attendre septembre 2022 pour les sages-femmes.