Les compositions des protections périodiques bientôt indiquées sur les emballages

REGLES Ce sera également le cas des précautions d’utilisation et des effets indésirables graves que peuvent provoquer les composants des protections intimes

20 Minutes avec AFP
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Des protections périodiques (illustration).
Des protections périodiques (illustration). — M. Libert / 20 Minutes

Il était temps ! Les compositions des protections périodiques seront inscrites sur les emballages « au 1er janvier 2023 au plus tard », a annoncé ce vendredi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Aux côtés de la composition, les précautions d’utilisation et les effets indésirables graves que peuvent provoquer les composants des protections intimes devront figurer sur l’emballage ou sur une notice, selon un projet de décret. « Avec ce décret, je souhaite faire en sorte que chaque femme sache ce qu’il y a dans son tampon ou sa serviette », a dit dans un communiqué Olivier Véran.

Entrée en vigueur en 2023

L’entourage du ministre a indiqué que des « discussions » étaient engagées avec les industriels en vue d’une entrée en vigueur avant 2023. Le décret en cours de préparation prévoit que les précautions d’utilisation mentionnent l’importance du lavage des mains avant insertion ou retrait des protections intimes ou encore le temps de port maximal recommandé.

Les protections intimes entrent dans la catégorie des biens de consommation courante en France, contrairement aux Etats-Unis où les tampons figurent parmi les dispositifs médicaux. De ce fait, aucune réglementation n’obligeait jusqu’à présent les fabricants à rendre visible la composition des protections ou à fournir une notice avec les contre-indications. Un rapport parlementaire préconisait en février 2020 l’obligation de mentionner la présence éventuelle de traces de substances toxiques sur les emballages pour prévenir de tout risque de « choc toxique menstruel ».