Covid-19 : La santé psychologique des salariés « reste très dégradée » après deux années de pandémie

PANDEMIE Le burn-out est toujours « extrêmement élevé », tout comme la « fatigue pandémique », selon un sondage réalisé par OpinionWay

20 Minutes avec AFP
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Une personne positive au coronavirus en quarantaine (illustration).
Une personne positive au coronavirus en quarantaine (illustration). — Utrecht, Robin/action pre/SIPA

Burn-out toujours « extrêmement élevé », « fatigue pandémique », « détresse psychologique », etc. Après deux ans de crise du Covid-19, la santé psychologique des salariés « reste très dégradée », avec un burn-out toujours « extrêmement élevé » et « une fatigue pandémique », selon un sondage réalisé par OpinionWay pour le cabinet Empreinte Humaine et publié mercredi.

Selon cette enquête réalisée en ligne du 27 janvier au 11 février auprès d’un panel représentatif de 2.001 salariés, 41 % se disent en « détresse psychologique », dont 13 % en détresse élevée. La détresse psychologique est un indicateur qui « chevauche à la fois des symptômes de dépression et d’épuisement », précise Empreinte Humaine.

Les femmes sont plus touchées

Les femmes sont plus touchées (47,5 %, dont 16,5 % en détresse élevée) ainsi que les jeunes de moins de 29 ans (54 %, dont 20 % en détresse élevée). Le burn-out reste « à un niveau extrêmement élevé », avec 34 % de salariés touchés, dont 13 % de sévère, soit 2,5 millions de personnes. Les fonctions RH sont particulièrement exposées, avec 63 % de salariés en burn-out, dont 34 % de manière sévère.

Malgré l’ampleur du phénomène, seuls 31 % des salariés déclarent « qu’il existe une culture de la prévention des risques psychosociaux dans leur entreprise » et 50 % disent « qu’il n’existe pas de personnes ayant des rôles officiels de référent sur le sujet de prévention des risques psychosociaux auprès de qui elles peuvent évoquer leur problème ».

Des managers aux « pratiques positives pour leur bien-être psychologique »

Un salarié sur trois juge cependant que leur manager « a des pratiques positives pour leur bien-être psychologique ».

Empreinte Humaine constate aussi que « la fatigue pandémique s’installe » : 67 % des salariés sont fatigués des discussions sur le Covid-19 dans les médias, 55 % sont fatigués « à force de suivre toutes les réglementations et recommandations » et 35 % « n’ont plus envie de lutter contre le Covid-19 ».