Covid-19 : Olivier Véran maintient la levée des restrictions à la mi-mars malgré « l’effondrement » d’Omicron

ATTENTE Le ministre de la Santé veut attendre que les services hospitaliers soient en partie vidés pour supprimer le port du masque

20 Minutes avec AFP
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Une quatrième dose de vaccin n'est pour le moment pas envisagée.
Une quatrième dose de vaccin n'est pour le moment pas envisagée. — SOPA Images/SIPA

La vague de Covid-19 liée au variant Omicron est en « effondrement », mais la prochaine levée des restrictions reste prévue « mi-mars » car « il y a encore trop » de malades dans les hôpitaux, a confirmé dimanche le ministre de la Santé, Olivier Véran. Selon les derniers chiffres de Santé publique France samedi, le nombre de cas positifs s’établit à 86.000 en moyenne sur sept jours, en chute de 76 % depuis le pic atteint le 25 janvier. « Nous constatons depuis plusieurs semaines un effondrement de la vague Omicron, qui réduit son allure par deux chaque semaine », a déclaré Olivier Véran au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Le ministre a aussi souligné la « diminution de la charge sanitaire [avec] de moins en moins de patients dans les hôpitaux » : ils sont encore 28.600 (-14 % depuis le 7 février), dont 2.900 en soins critiques (-27 % depuis le 12 janvier). Mais « il y en a encore trop pour dire que c’est terminé et pour supprimer toutes les mesures », a-t-il ajouté, estimant « que d’ici à la mi-mars les conditions hospitalières et épidémiques nous permettront de supprimer le masque à l’intérieur et de supprimer tout ou partie du pass vaccinal là où il est encore en vigueur aujourd’hui ».

Une quatrième dose de vaccin écartée pour le moment

Le « périmètre précis » de cet allègement des restrictions « dépendra de ce que nous observerons d’ici quinze jours », a indiqué Olivier Véran, démentant tout lien entre ce calendrier et l’élection présidentielle du mois d’avril : « Ce n’est en rien une décision politique, au sens où elle ne s’adapte pas à la situation électorale ». Le ministre a par ailleurs écarté dans l’immédiat l’hypothèse d’une quatrième dose de vaccin anti-Covid, qui « ne s’impose pas aujourd’hui » selon les autorités sanitaires, tout en envisageant « très tranquillement » d’y recourir si elle devenait « absolument nécessaire ».

Rien ne le laisse présager pour l’instant, d’autant que « c’est la première fois depuis longtemps qu’il n’y a pas un variant » signalé par l’Organisation mondiale de la santé « qui serait en train d’exploser dans un pays lointain avec le risque qu’il provoque une vague européenne ». « Ça ne veut pas dire que ça n’arrivera pas, mais à l’heure [actuelle] nous avons une situation assez clarifiée », a souligné Olivier Véran.