Psychologues : Les professionnels souhaitant bénéficier d’un remboursement peuvent s’inscrire sur la plateforme du gouvernement

SANTE MENTALE Les patients devront être adressés par prescription médicale et consulter un des psychologues partenaires du dispositif

20 Minutes avec AFP
Le dispositif provoque la colère de certains psychologues.
Le dispositif provoque la colère de certains psychologues. — KONRAD K./SIPA

La possibilité de se faire prescrire une séance avec un  psychologue se rapproche… Les professionnels prêts à participer au dispositif de prise en charge de  consultations «MonPsy» peuvent se porter candidat dès ce jeudi. Le ministère de la Santé, qui a annoncé la nouvelle, espère une mise en place des premiers remboursements pour avril.


« Depuis ce matin, la plateforme de candidature est accessible sur le site monpsy.sante.gouv.fr pour tous les psychologues volontaires », a indiqué le ministère dans un communiqué, assurant que « les parcours de prise en charge et les remboursements de séances de psychologues par l’Assurance maladie pourront donc débuter en avril 2022 ».

Prescription obligatoire

Emmanuel Macron avait annoncé fin septembre le remboursement par la Sécu de huit consultations de psychologues pour les enfants de plus de trois ans et les adultes souffrant de  troubles dépressifs et anxieux d’intensité légère à modérée.

Cette prise en charge se fera toutefois sous conditions : les patients devront être adressés par prescription médicale (d’un généraliste, pédiatre, gériatre, médecin scolaire, de PMI…) et obligatoirement consulter un des psychologues partenaires du dispositif (référencés à partir d’avril sur le site monpsy.sante.gouv.fr).

Séances de 30 ou 40 euros

En 2022, une enveloppe de 50 millions d’euros sera consacrée à ce dispositif. La première séance sera facturée 40 euros et les suivantes 30. « Les psychologues pourront s’engager dans MonPsy tout en poursuivant en parallèle leur activité existante », précise le ministère.

Ce dispositif, comme plusieurs autres mesures mises en place par le gouvernement depuis l'épidémie de Covid-19, ne fait pas l’unanimité chez les psychologues, certains rejetant le passage obligatoire par un généraliste et jugeant les tarifs insuffisants.