Vapotage : La « puff », cigarette électronique jetable en vogue chez les ados, inquiète

TABAGISME Popularisées sur TikTok, les puffs représentent une porte d’entrée à la consommation de tabac et à la dépendance à la nicotine

20 Minutes avec agence
Une puff, cigarette électronique d'un nouveau genre (illustration).
Une puff, cigarette électronique d'un nouveau genre (illustration). — Marshall Ritzel/AP/SIPA

Phénomène de mode, les puffs ne sont pas sans risque. Présentées sous un jour avantageux, ces nouvelles cigarettes électroniques jetables contiennent en réalité de la nicotine et présentent donc un  risque d’addiction, rapporte BFMTV.

Problème : le public visé par les puffs est les adolescents. C’est sur TikTok que la cigarette électronique s’est popularisée avec de nombreuses vidéos faisant la promotion de l’objet. A l’image de simples bonbons, différentes saveurs sont proposées. Mais sous ses airs inoffensifs, les puffs peuvent contenir jusqu’à 2 % de nicotine, ce qui inquiète énormément les addictologues.


« C’est une initiation à la consommation du tabac »

« C’est absolument dramatique », témoigne Amine Benyamina, chef du service psychiatrie et addictologie à l’hôpital de Villejuif, auprès de BFMTV. « Alors que  le vapotage est un dispositif de réduction des risques formidable, là, on a affaire à tout le contraire de l’esprit du vapotage. C’est une initiation à la consommation du tabac. »

Un autre problème se pose avec les puffs : leur commercialisation auprès des mineurs. Vendues entre 8 et 12 euros, ces cigarettes jetables sont proposées chez les buralistes mais aussi dans certaines grandes surfaces et sur Internet, sans aucun contrôle d’âge. Elles sont pourtant interdites à la vente aux moins de 18 ans.

« C’est même écrit sur le paquet », souligne Loïc Josseran, président de l’Alliance contre le tabac, au micro de BFMTV. « C’est écrit tout petit, certes, mais c’est écrit. » Face à l’ampleur du phénomène, la Fédération interprofessionnelle de la vape (Fivape) aurait transmis un dossier aux autorités, notamment à la direction générale de la Santé (DGS).