Coronavirus : Un nouveau sous-variant d’Omicron est actuellement suivi de près par les scientifiques

ET C'EST REPARTI Il serait à l’origine d’une flambée des cas au Danemark

M.F avec AFP
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Coronavirus: Un nouveau sous-variant d’Omicron détecté en France — 20 Minutes

Après la souche, les variants. Après les variants, les sous-variants. Le coronavirus continue d’évoluer avec cette fois un sous-variant d’Omicron apparu il y a quelques semaines. Repéré dans plusieurs pays du monde, notamment en Europe, il accapare l’attention des scientifiques qui lui ont donné le nom de BA.2 (en espérant qu’il ne prenne pas assez d’ampleur pour qu’il soit  renommé à la manière des variants Omicron ou Delta).

Du côté du gouvernement, on se veut rassurant. « Il y a des variants assez régulièrement », a rappelé jeudi soir le ministre de la Santé Olivier Véran lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre. « Pour ce que nous savons pour l’instant, il correspond peu ou prou aux caractéristiques que nous connaissons d’Omicron ». Il ne « change pas la donne » à ce stade, a-t-il assuré.

Majoritaire au Danemark et présent en France

Comme le variant Delta avant lui, le variant Omicron, en se répliquant, a généré des « petits frères », des sous-lignages qui comportent une ou deux mutations par rapport au génome d’origine. Pour le moment, les caractéristiques précises du sous-variant n’ont pas été analysées. Mais certaines données attirent l’attention : il serait ainsi devenu majoritaire au Danemark , où le nombre de cas quotidiens est reparti à la hausse depuis quelques jours.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a classé Omicron comme « variant préoccupant », ne fait à ce stade pas de distinction avec le sous-variant BA.2. « On a une situation internationale où le variant Omicron circule beaucoup, il est normal qu’on observe au cours du temps des sous-lignages », a indiqué vendredi l’agence Santé publique France. « Ce qui nous intéresse c’est s’il possède des caractéristiques différentes en termes de contagiosité, d’échappement immunitaire ou de sévérité », a-t-elle poursuivi.

A ce jour, le variant a été détecté en France, « mais à des niveaux très faibles ». « Les autorités danoises n’ont pas d’explication à ce phénomène, mais il est suivi de près » selon l’agence de santé publique. La France de son côté « suit de près les données qui seront produites par le Danemark ».