Covid-19 : Près de 17 millions d’autotests vendus en grandes surfaces en deux semaines, Leclerc veut continuer

EPIDEMIE La forte contagiosité du variant Omicron a poussé les Français à se dépister massivement, y compris en évitant la case pharmacie

X.R. avec AFP
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Coronavirus : Manipulation, résultat, prix, on vous explique le fonctionnement des autotests — 20 Minutes

Quand on apprend au moins une fois par semaine qu’on est cas contact, mieux vaut s’organiser. Par précaution ou pour éviter de perdre des heures dans la file d’attente chez le pharmacien, de nombreux Français se sont fournis en autotest dans les grandes surfaces.

Le gouvernement avait en effet autorisé la vente d’autotests hors pharmacie « à titre exceptionnel et jusqu’au 31 janvier 2022 » pour faire face à la forte demande liée au variant Omicron. Ainsi, les enseignes de la grande distribution ont vendu quelque 16,9 millions d’autotests de dépistage du  Covid-19 pour 25 millions d’euros de chiffre d’affaires, entre le 28 décembre et le 16 janvier, selon le panéliste NielsenIQ.

Le monopole des pharmaciens en question

Interrogé vendredi sur BFM/RMC sur sa volonté ou non de continuer à en vendre après la fin janvier, le président du comité stratégique des magasins E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a expliqué avoir « compris qu’il ne fallait pas demander, mais laisser faire la mécanique de décision ». « Je ne veux pas "emmerder" les  pharmaciens, après on a un service possible qui est de les vendre, de les trouver et d’en vendre moins cher. On est partisan de continuer à en vendre moins cher », a-t-il encore déclaré.

Devant la commission des lois de l’Assemblée nationale le 29 décembre, le ministre de la Santé Olivier Véran avait indiqué qu’il s’agissait d’une « dérogation, mais en aucun cas cela ne doit contrevenir dans la durée à la question du monopole pharmaceutique pour les dispositifs médicaux ». NielsenIQ a également fait un point sur le nombre de masques FFP2 vendus en grande surface sur les cinq dernières semaines à date du 16 janvier : 18 millions de masques vendus, pour un chiffre d’affaires de 5,8 millions d’euros. A noter que, « comme les autotests », ils sont « davantage vendus dans l’ouest et autour des grandes métropoles ».