Coronavirus : La France reçoit ce vendredi 6.000 premières doses de Sotrovimab

EPIDEMIE Une première livraison alors que le gouvernement en a commandé 20.000 au total

M.F avec AFP
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La pilule Paxlovid, de Pfizer.
La pilule Paxlovid, de Pfizer. — Yonhap News/Newscom/SIPA

C’est bientôt une véritable armée de médicaments que la France comptera dans ses tiroirs pour faire face à  l’épidémie de coronavirus. Si « la vaccination reste notre principale arme », affirme un conseiller du ministère de la Santé, des traitements curatifs et préventifs efficaces existent en parallèle. Ils sont notamment à destination de certaines personnes très âgées, immunodéprimées ou très à risques chez qui la vaccination ne se montre pas suffisamment efficace.

Vendredi, la France va ainsi recevoir 6.000 premières doses d’un traitement curatif par anticorps monoclonal, le Sotrovimab (Vir Biotechnology/GSK). Une première livraison alors que le gouvernement en a commandé 20.000 au total. Efficace contre Omicron, il a pour inconvénient d’être administré par injection intraveineuse à l’hôpital ou via une hospitalisation à domicile dans les 5 jours suivant l’apparition des premiers symptômes.

L’avis très attendu sur le Paxlovid

Mais le Sotrovimab n’est pas le seul traitement dont la France compte se doter. Fin janvier, est prévue la livraison d’un antiviral : la pilule Paxlovid, de Pfizer. Administré par voie orale à raison de trois comprimés par jour pendant 5 jours, ce traitement est efficace contre Omicron et réduit de 89 % le risque d’être hospitalisé ou de décéder du Covid. Une des molécules contenues dans le Paxlovid peut néanmoins interagir avec d’autres traitements pris par certains patients, qui n’y seront donc pas éligibles.

« On a réservé 500.000 doses en 2022 et les premières livraisons – quelques milliers de doses – sont attendues dans une semaine », indique l’entourage d’Olivier Véran. Son déploiement se fera notamment via une prescription par les médecins généralistes, dans toutes les pharmacies. Un avis de la Haute autorité de santé sur ce traitement est attendu vendredi matin. Pfizer a annoncé un investissement de plus de 500 millions d’euros pour produire en France la matière première du médicament à l’été 2022.

Sans oublier le Ronapreve et l’Evusheld

Pour les personnes qui manquent d’anticorps, des traitements préventifs existent également. Si le Ronapreve (développé par Regeneron avec le laboratoire Roche), efficace contre le variant Delta ne l’est plus contre Omicron, l’Evusheld d’AstraZeneca est maintenant disponible en France depuis mi-décembre.

« On a réservé 50.000 doses, on a plus de 6.500 patients traités en ce moment », souligne-t-on au ministère. Ce traitement a deux avantages : « il garde une efficacité contre Omicron et ne nécessite qu’une injection tous les six mois ».