Coronavirus en Pays-de-la-Loire : Près d’un test sur trois désormais positif, du mieux en réanimation

EPIDEMIE La propagation du virus continue de battre des records en Pays-de-la-Loire. Sauf dans les hôpitaux

Frédéric Brenon
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Une pharmacienne pratique un test rapide antigénique. Ici à Nantes.
Une pharmacienne pratique un test rapide antigénique. Ici à Nantes. — F.Brenon/20Minutes
  • Le taux de positivité des dépistages atteint désormais 30,4 % en Pays-de-la-Loire.
  • Le taux d’incidence a franchi la barre des 3.000 cas pour 100.000 habitants.
  • Heureusement, le nombre de malades en réanimation diminue.

Malgré le ras-le-bol général, le pic de contaminations de la vague Omicron n’est pas encore arrivé en région  Pays-de-la-Loire. Le taux d’incidence régional continue en effet de grimper et atteint maintenant 3.050 cas pour 100.000 habitants (jusqu’à 3.200 en Loire-Atlantique), selon les  dernières données de l'agence régionale de santé (ARS). Il en est de même pour le taux de positivité des personnes se présentant à un test : un dépistage sur trois est désormais positif au Covid-19 (30,4 %). Le taux de reproduction du coronavirus s’élève à 1,39, un chiffre au-dessus de la moyenne nationale.

« La vague est bien là et elle continue de monter. La situation est préoccupante », considère l’ARS. Le volume de clusters a atteint des « niveaux record » cette semaine. « On en dénombre au moins 320, dont 160 dans les établissements de santé. C’est le double de la semaine précédente. Tous les départements sont touchés », ajoute l’autorité sanitaire.

Pas de pression en réanimation

Conséquence de la hausse du nombre de cas, le nombre d’hospitalisations a également progressé de 30 % en une semaine : 863 malades du Covid sont désormais hospitalisés en Pays-de-la-Loire. A l’inverse, la pression en service de réanimation diminue (105 personnes actuellement réanimées) et demeure à un niveau inférieur aux vagues épidémiques précédentes. « On peut confirmer aujourd’hui que la virulence du variant Omicron est heureusement bien moindre que celle du variant Delta », relève l’ARS.

Quant à la campagne de vaccination, elle commence à toucher moins d’habitants. Il faut dire qu’un peu plus de 68 % des personnes éligibles (+18 ans) ont reçu leur troisième dose rappel. Sur l’ensemble de la population (tous âges confondus), 81 % des Ligériens se sont vus administrer au moins une dose de vaccin contre le Covid-19. C’est un peu plus que la moyenne nationale (79 %).