Les hommes souffriraient plus physiquement des ruptures et du célibat que les femmes

COEUR Une récente étude de chercheurs danois a notamment mis en avant un lien entre la multiplication des ruptures amoureuses et un plus haut taux d’inflammation chez les hommes

20 Minutes avec Agence
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Les hommes auraient plus de mal à vivre le célibat.
Les hommes auraient plus de mal à vivre le célibat. — Pixabay

Des chercheurs du département de la santé publique de l’Université de Copenhague (Danemark) ont publié le 10 janvier dernier dans le Journal of Epidemiology & Community Health une vaste étude portant sur les conséquences médicales des ruptures et des périodes de célibat pour les hommes et pour les femmes. Il est notamment apparu pour les hommes un lien entre la multiplication des ruptures amoureuses ou du temps passé seul et de plus hauts taux d’inflammation.

Pour obtenir ces résultats, les scientifiques danois ont rassemblé diverses données sur 4.835 personnes âgées de 48 à 62 ans, sur une période allant de 1986 à 2011. Les données concernant les différentes ruptures, morts de conjoints et le temps passé seul ont été obtenues à partir d’un sondage national annuel. Les différents niveaux d’inflammation ont quant à eux été mesurés à partir d’échantillons de sang.

Une tendance à l’externalisation du chagrin

L’étude a également pris en compte d’autres éléments pouvant potentiellement influer sur les résultats, comme l’âge, les événements de vie majeurs, le poids, ou encore certains traits de personnalité. Il a donc pu être noté un taux d’inflammation de 17 % plus élevé par rapport au groupe de référence chez les hommes ayant vécu plus de deux désunions. Ce taux était même 12 % plus élevé pour les hommes ayant vécu au moins sept années de célibat.

Parmi les explications données par l’équipe, il y a notamment la propension plus grande pour les hommes à vivre le chagrin de façon externalisée, en adoptant par exemple une consommation d’alcool excessive. Les femmes auraient, quant à elles, une propension plus grande à vivre ce chagrin de manière internalisée, en développant des troubles comme la dépression.