Coronavirus : Légère baisse dans les services de réanimation

EPIDEMIE Une accalmie semble se dessiner dans les services de soins critiques

20 Minutes avec AFP
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Une infirmière s'occupe d'un patient COVID-19 dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital universitaire de Strasbourg, dans l'est de la France, le jeudi 13 janvier 2022.
Une infirmière s'occupe d'un patient COVID-19 dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital universitaire de Strasbourg, dans l'est de la France, le jeudi 13 janvier 2022. — Jean-Francois Badias/AP/SIPA

Le signe d’une éclaircie en pleine cinquième vague de l’épidémie de coronavirus. Pour la troisième journée consécutive, les  hospitalisations sont en légère baisse dans les services de soins critiques qui reçoivent des malades du  Covid-19, selon les chiffres officiels diffusés ce samedi soir.

Ces services comptent 3.852 malades graves du Covid-19, contre 3.895 la veille, 3.939 jeudi et 3.985 mercredi. En revanche, cette baisse ne s’observe ni dans le nombre total de malades hospitalisés (24.544, contre 23.889 mercredi), ni dans le nombre quotidien de nouveaux cas de contamination recensés. Ce dernier s’élève à 324.580, contre 303.669 le samedi précédent. La hausse semble toutefois se ralentir puisque le nombre de cas était de 219.126 le samedi 1er janvier.

Trop tôt pour tirer des conclusions

En moyenne, sur les sept derniers jours, on recense 297.000 cas quotidiens contre 279.000 le samedi précédent. Ce calcul permet de lisser les écarts observés d’un jour à l’autre, souvent artificiellement créés par des problèmes de collecte de données. Il est trop tôt pour tirer des conclusions de l’amorce de baisse observée en soins critiques mais, si elle se confirme, elle pourrait être liée aux caractéristiques du variant Omicron.

Il est plus transmissible que son prédécesseur Delta et semble par ailleurs occasionner moins de formes graves de la maladie (sans qu’on sache à quel point c’est dû à ses caractéristiques ou au fait que la population soit déjà en partie immunisée par la vaccination ou de précédentes infections).

Pour toutes ces raisons, les spécialistes jugent possible qu’Omicron sature moins les réanimations, puisqu’il provoque des formes moins graves, tout en pesant lourdement sur les lits d’hôpitaux en général. Sur le terrain de la vaccination, 53,6 millions de personnes ont reçu au moins une injection (soit 79,5 % de la population totale) et 52,3 millions ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 77,5 % de la population totale). 31,6 millions de personnes ont reçu une dose de rappel.