Blues de janvier : Cocooner, trier, donner… Les 10 commandements pour chasser la déprime post-fêtes

ON GARDE LA PECHE Janvier, c’est le mois le plus déprimant de l’année, mais grâce aux trucs et astuces des lectrices de « 20 Minutes », ce n’est pas une fatalité

Anissa Boumediene
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Un thé, un bon film et des grosses chaussettes: pourquoi ne pas passer en mode cocooning pour chasser la déprime post-fêtes?
Un thé, un bon film et des grosses chaussettes: pourquoi ne pas passer en mode cocooning pour chasser la déprime post-fêtes? — tookapic / Pixabay
  • Les vacances de Noël sont déjà loin, et la déprime du début d’année, elle, est déjà là.
  • Temps pourri, pandémie et moral en berne : voici venu le temps du blues de janvier.
  • Mais avec quelques petits trucs et plaisirs simples, « 20 Minutes » veut vous rebooster le moral.

Nuit noire quand on se lève, nuit noire quand on sort du boulot. Pluie incessante, températures glaciales et moral dans les chaussettes. Pas de doute, on est bien au mois de janvier, cette période de l’année où les fêtes sont déjà loin. Les vacances ne sont pas pour tout de suite et la déprime s’empare de nous, sur fond d’épidémie galopante de coronavirus.

Mais le blues de janvier n’est pas une fatalité ! Cocooner, trier, prolonger la joie des fêtes… Les lectrices de « 20 Minutes » nous donnent leurs trucs et astuces pour chasser la déprime post-fêtes et garder l’esprit joyeux.

« Je fais durer le plaisir de Noël »

« Grande fan de Noël depuis toujours », Anaïs a trouvé l’astuce pour « faire durer le plaisir des fêtes » une fois le calendrier de l’Avent terminé. « Je prépare un "calendrier de l’après" pour ma famille et mes amis, à commencer le 1er janvier. Je le remplis de petits cadeaux mignons. Chaque jour, chacun découvre une citation inspirante ou drôle, un bon souvenir ou un petit objet rigolo comme un trombone cactus. Rien de coûteux, mais finalement, c’est très précieux. L’idée m’est venue il y a un an, après tous ces mois de morosité à cause de la pandémie, j’avais besoin d’un petit truc original pour rester dans la magie des fêtes ».

De son côté, Marine prolonge Noël en gardant sa déco de fête. « J’aime tellement Noël que chaque année, j’installe le sapin dès novembre. Et pas question de le remiser dès le lendemain de Noël ! Je le garde jusqu’à fin janvier, ainsi que tous les bibelots, bougies et autres illuminations, et je profite des films de Noël encore en replay ! ».

On passe en mode cocooning

S’il y a bien une période de l’année où l’on peut sans complexe se pelotonner sous un plaid devant un bon film, c’est maintenant. Ainsi, à défaut de pouvoir s’offrir un voyage sous les tropiques. Nathalie a trouvé une source beaucoup moins chère de réconfort : « Je me suis créé un cocon dans ma chambre, en accrochant une grande affiche d’île paradisiaque à côté de mon lit. Quand j’ai envie d’un moment de détente rien qu’à moi, je coupe quelques minutes le télétravail et je m’installe avec un thé dans ma bulle. Et quand je suis au boulot, je suis pressée de rentrer pour retrouver mon cocon ».

« Je vais penser un peu à ma gueule ! »

« Toute la période de Noël, j’étais en mode famille : je me suis occupée des enfants, des cadeaux, des courses et des tables de fêtes, raconte Julie. C’était agréable de s’imprégner de cette ambiance festive, mais c’est crevant ! D’autant qu’en temps normal, mes journées de maman sont déjà chronométrées entre m’occuper de mes filles, le boulot et la logistique de la maison. En fait, je n’arrête jamais. Donc là, je vais penser un peu à ma gueule ! J’ai posé une RTT pour le jour des soldes, et le programme est déjà calé : je vais m’offrir une paire de chaussures et déjeuner avec une copine. S’offrir un moment rien qu’à soi, juste une fois de temps en temps, est un petit luxe agréable qui permet de recharger les batteries ».

« Je bouge au grand air »

Les « grogs bien chauds et les tisanes », Maricot en est une adepte. Mais avant cela, pour retrouver de l’énergie et de la bonne humeur, « je fais de grandes balades en bord de mer ou en forêt, dit-elle. C’est tellement agréable de bouger au grand air et de chasser idées noires et toxines en profitant de la nature. Ça remet les idées en place, permet de faire une activité physique douce et de bien dormir le soir ».

En prime, si on a la chance de prendre ce bol d’air sous un beau ciel bleu, cela permet aussi de faire le plein de vitamine D, et au passage de renforcer son immunité, ce qui ne peut faire que du bien vu le contexte sanitaire.

« Je vois mes amis » (dans le respect des gestes barrières, hein !)

Pour Mathilde, « le début de l’année, c’est l’occasion de retrouver les amis. Et quand il ne fait pas beau, qu’on est célibataire et que le quotidien à la sauce pandémie n’est pas très réjouissant, les potes, c’est la vie ! En attendant de pouvoir retourner en boîte, une bonne soirée raclette et jeux de société avec sa famille de cœur, il n’y a rien de tel pour retrouver la pêche ! » Et pour élargir son cercle, la jeune femme s’est aussi « inscrite sur une appli pour faire des activités avec de nouvelles personnes. Il y a plein de trucs sympas à faire : une visite d’expo, un bowling : ça permet de tester de nouvelles choses et de rencontrer des gens sympas ».

« J’arrête de me mettre la pression »

S’il y a un truc qui déprime Nadia, « ce sont toutes les injonctions dont on nous rebat les oreilles après les fêtes : les régimes pour éliminer nos excès, les détox et autres résolutions de sport intensif qu’on ne tient pas, voire qu’on ne commence pas. A peine sort-on de la joie des fêtes qu’on nous plombe avec tous ces commandements austères ! Qu’on me laisse tranquille avec mes trois kilos pris pendant les fêtes ! Après des années à complexer, à culpabiliser de ne pas faire d’efforts pour m’en délester, j’ai décidé de ne plus me pourrir la vie pour ça. Aujourd’hui, j’arrête de me mettre la pression ! Et je fais confiance au retour des beaux jours pour arrêter la raclette ».

« Je me concentre sur des projets enthousiasmants »

« Chaque année, c’est la déprime en janvier, reconnaît Sarah. Pour me remonter le moral, je me concentre sur des projets enthousiasmants. Que ce soit réserver les vacances d’été de la famille ou réfléchir au prochain projet déco dans ma maison, j’ai besoin de me focaliser sur des perspectives réjouissantes. Et l’un des projets auxquels je vais m’atteler, c’est la fête que je vais organiser pour mes 40 ans ! Enfin, si  le Covid-19 n’est pas de la partie ».

« J’y vais mollo sur les réseaux sociaux »

Le bonheur des autres vous agresse ? Et si vous réduisiez (facile à dire, on le sait) votre temps passé sur les réseaux sociaux ? « Ces derniers jours sur Instagram, chaque influenceuse y va de sa rétrospective 2021, avec des images de couple parfait, dans des fringues plus chères que mon salaire et en voyage dans des lieux paradisiaques où je n’ai pas les moyens d’aller, résume Flora. A la base, les réseaux, c’est un moyen d’échanger avec les autres et de m’évader. Mais en réalité, ça me donne l’impression d’avoir une vie de merde. Alors depuis quelques jours, j’essaie de décrocher : j’ai arrêté de suivre certaines influenceuses qui me déprimaient plus qu’autre chose, et je me sens mieux ! Et quand l’envie d’écran est la plus forte, je regarde des tutos déco, des recettes ou des vidéos de chatons, des trucs qui me donnent le sourire ! »

« Je la joue comme Marie Kondo »

Alice fait « partie des gens qui gardent tout, du livre de recettes que j’ai ouvert deux fois à la robe dans laquelle je garde encore l’espoir de rentrer un jour. Résultat : mes placards débordent et je ne vois même pas les vêtements entassés au fond de ma penderie. Alors, après les fêtes, je la joue comme Marie Kondo ».

La jeune femme ne se demande pas si un objet lui procure de la joie avant de s’en débarrasser, mais « quand je sais que je ne vais vraiment pas m’en resservir, hop, ça dégage ! C’est fou comme faire du tri et de la place dans mes placards me donne le sentiment de faire du tri et de la place dans ma tête. Et comme c’est bientôt les soldes et que je sais que je n’en reviens jamais bredouille, faire un peu de place en amont ne fait pas de mal ! »

« Je donne »

Et ce serait dommage que toutes ces merveilles finissent à la poubelle. « Je mets certaines belles pièces en vente sur des sites de seconde main, poursuit Alice. Je suis contente que ce grand ménage me rapporte un peu d’argent. Mais la plus grosse partie, j’en fais don : vêtements, livres, ustensiles de cuisine, je remplis des cartons que je dépose chez  Emmaüs. J’aime cette idée de participer à l’économie sociale et solidaire, de donner plus de sens à ma consommation et de moins polluer, de ne pas jeter ce qui a encore une utilité et qui peut être acheté à moindre coût par des personnes aux revenus plus modestes ».

On peut aussi donner un peu de soi. C’est ce que fait Mélanie. « Je viens de rejoindre une association qui a monté une épicerie solidaire. Chaque semaine, je donne un coup de main. C’est très gratifiant de se sentir utile, et cela permet de rencontrer du monde, d’échanger, mais aussi de relativiser nos propres soucis, de se dire que souvent, il ne s’agit que de contrariétés passagères. Et arrêter de se regarder le nombril fait plutôt du bien ! »