« Dry January » : Pour certains de nos lecteurs, le mois sans alcool est devenu une tradition

VOTRE VIS VOS AVIS Depuis plusieurs années, ils ont décidé de rester sobres en janvier et nous racontent leur « Dry January ».

Charlotte Murat
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En janvier, on dit stop à l'alcool.
En janvier, on dit stop à l'alcool. — 20 Minutes/Cana
  • L’objectif du « Dry January » est de ne pas boire d’alcool pendant tout le mois de janvier. Des internautes habitués de ce défi nous racontent comment ils le vivent.
  • Si la première année a pu être difficile pour certains, l’habitude est maintenant prise, pour le meilleur et le meilleur.

Objectif zéro goutte d’alcool pendant tout le mois de janvier.  « Dry January » a débuté ce samedi et pour certains, ce mois sobre est devenu une tradition. Olivier, Valentin, Nina ou encore Séverine le font depuis plusieurs années. Avec d’autres internautes, ils ont répondu à notre  appel à témoignages pour nous raconter les bénéfices qu’ils en tirent.

Après les excès de Noël et du Nouvel An, faire une petite pause s’impose. C’est comme ça que ça a commencé pour Nina, il y a quatre ans. « Ma motivation de départ c’était un ras-le-bol de toutes les soirées trop grasses trop riches trop arrosées après les fêtes », explique-t-elle. Pour d’autres, ce défi tout droit venu des pays anglo-saxons et pas (encore ?) soutenu par les pouvoirs publics français est une manière de tester son rapport à l’alcool.

« On a souvent un référentiel tordu avec l’alcool »

« L’objectif, c’est de me mettre au défi et de voir à quel point la dépendance à l’alcool était présente », détaille Olivier, qui a entamé son troisième « Dry January ». « Je n’ai jamais considéré avoir de problème avec l’alcool. J’en consomme pourtant régulièrement depuis mes 18 ans, ajoute Florent, qui en est à sa deuxième année. Est-ce que c’est trop ? A vrai dire, je n’en savais rien. On a souvent un référentiel tordu. » Cécile, elle, se « posait des questions sur [sa] consommation d’alcool, sur le fait qu’elle soit influencée par [ses] interactions sociales, pour [se] sentir à l’aise en société ou en cas de coup dur ou coup de mou. Je voulais voir si j’étais capable de passer de bons moments sans alcool. »

Est-ce que c’est difficile, pour certains ? La réponse est oui. La première année, Nina n’a « tenu que douze jours ». Il y a des habitudes à perdre, et surtout la pression sociale à gérer. « Jean Paul Sartre a dû tenter de faire un "Dry january" quand il a écrit "L’enfer c’est les autres", plaisante Séverine. Les amis, la famille… Toutes ces personnes qui ne comprennent pas et qui vous disent "Allez ça va, juste un verre". Dire non, ce n’est pas compliqué quand on a besoin de le dire qu’une seule fois, mais on doit le répéter à chaque fois que la bouteille arrive à notre niveau. » « Heureusement, année après année, l’objectif de ce défi est mieux compris par mon entourage, se félicite Olivier. Mais je ne parviens pas encore à enrôler de nouvelles personnes. »

Pourtant, les bénéfices sont nombreux pour la santé. « Dès les premiers jours, on dort mieux, on mange mieux, on a le teint plus frais et on perd du poids. Je perds en général 4 kg sur le mois », détaille Séverine. Nina, elle, a constaté « plus d’énergie et d’envie de faire les choses ». Valentin pointe les économies réalisées et Simon l’habitude gardée de ne plus boire d’alcool en semaine le reste de l’année. Alors, partants ?