Coronavirus : Deux études britanniques montrent qu’Omicron serait moins dangereux que le variant Delta

ESPOIR Deux études préliminaires avancent que, comparé au variant Delta, Omicron serait moins susceptible de provoquer des hospitalisations

20 Minutes avec AFP
Des personnes font un test Covid-19 en restant dans leur voiture, dans la banlieue de Washington le 21 décembre 2021.
Des personnes font un test Covid-19 en restant dans leur voiture, dans la banlieue de Washington le 21 décembre 2021. — Elaine Thompson/AP

Dans la lutte contre le coronavirus, l’optimisme va-t-il pouvoir faire son retour ? Deux études menées en Grande-Bretagne et publiées mercredi montrent en effet que les infections au variant Omicron sont moins susceptibles de provoquer des hospitalisations par comparaison avec le variant Delta. Celles-ci confirment donc une tendance d’abord observée en  Afrique du Sud​.

Ces études préliminaires, l’une venant d’Ecosse et l’autre d’Angleterre, ont été saluées par les experts, qui se sont toutefois montrés prudents et ont souligné que le taux de transmission élevé du variant pourrait malgré tout résulter en davantage de cas graves. « C’est une bonne nouvelle avec des nuances – avec des nuances parce que ce sont des observations précoces, qu’elles sont statistiquement significatives et que nous montrons un risque réduit d’hospitalisations », a pour sa part expliqué un coauteur de l’étude écossaise, Jim McMenamin.

Les recherches écossaises ont examiné les cas enregistrés en novembre et décembre, et les ont rassemblés en deux groupes : Delta d’un côté, Omicron de l’autre. Selon cette étude, « Omicron est associé à une réduction de deux tiers du risque d’hospitalisation pour Covid-19 par rapport à Delta ». Elle a aussi montré qu’une dose de rappel offrait une protection supplémentaire conséquente contre l’infection symptomatique. Il s’agit toutefois d’une petite étude qui n’a examiné aucune personne hospitalisée et de moins de 60 ans, mais les auteurs ont ajusté ces limites en utilisant des méthodes statistiques.

L’évaluation de l’étude par les pairs encore à faire

L’autre étude a constaté une réduction de 20 à 25 % dans tout type d’hospitalisation pour Omicron par comparaison avec Delta, et une réduction de 40 à 45 % dans les hospitalisations pour une nuit ou plus. « Si la réduction du risque d’hospitalisation avec le variant Omicron est rassurante, le risque d’infection reste extrêmement élevé », a par contre averti Azra Ghani de l’Imperial College de Londres, qui a coécrit l’étude anglaise. « En ajoutant la dose de rappel, les vaccins​ continuent d’offrir la meilleure protection contre l’infection et l’hospitalisation ».

Aucune des deux études n’a encore été soumise à une évaluation par les pairs, mais elles viennent s’ajouter à des éléments de plus en plus nombreux sur ce variant. Il n’est pas clair si la diminution du taux de cas graves observée avec Omicron est due aux caractéristiques du variant ou s’il semble moins sévère parce qu’il se heurte à des populations davantage immunisées parce que vaccinées ou ayant été malades du Covid-19 par le passé. « Cette nouvelle n’enlève rien à l’extraordinaire propagation de ce variant dans la population, et au fait que même une petite proportion de personnes nécessitant des soins hospitaliers pour Covid pourrait se transformer en un très grand nombre si le taux de propagation communautaire continue d’augmenter », a ainsi mis en garde Penny Ward, professeure de médecine pharmaceutique au King’s College de Londres, qui n’a pas participé aux recherches.