Coronavirus : Rappel obligatoire pour les soignants, vaccination des enfants... Les nouvelles annonces d'Olivier Véran

PANDEMIE Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est exprimé ce samedi au micro de France Inter, au lendemain de la prise de parole du Premier ministre Jean Castex à l’issue du conseil de défense sanitaire

20 Minutes avec AFP
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Olivier Véran, le ministre de la Santé.
Olivier Véran, le ministre de la Santé. — Alfonso Jimenez//SIPA

Pour faire face à la cinquième vague, le gouvernement dégaine une série de mesures. Une troisième dose de vaccin anti-Covid sera obligatoire pour les soignants et les pompiers à partir du 30 janvier, a annoncé ce samedi le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a évoqué la présence de « plusieurs  clusters hospitaliers du variant Omicron ».

« Nous allons renforcer l’obligation vaccinale des soignants et des pompiers en intégrant la troisième dose à compter du 30 janvier. Nous ne voulons pas, comme en Ecosse, que nous ayons 25 à 30 % des soignants qui ne pourraient pas travailler parce qu’ils seraient tous cas contact et donc en quarantaine », a expliqué Olivier Véran sur France Inter. « Nous avons plusieurs clusters hospitaliers du variant Omicron, notamment en région parisienne », a-t-il relevé.

La vaccination de tous les 5-11 ans dès mercredi

La vaccination contre le Covid-19 sera offerte à tous les enfants de 5 à 11 ans​ à partir de mercredi « si tout va bien », a affirmé le ministre de la Santé Olivier Véran, au cours de la même interview. « Si tout va bien, le 22 après-midi nous démarrons la vaccination des enfants dans des centres adaptés pour les enfants », a-t-il déclaré. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a donné un avis favorable vendredi pour cette tranche d’âge qui n’est pas concernée par le pass sanitaire ni le futur pass vaccinal. Ce pass est nécessaire pour 12 ans et plus.

« La Haute Autorité de santé va rendre ses conclusions en tout début de semaine et va nous dire, vraisemblablement, qu’on peut y aller », a avancé le ministre. « Et le Comité d’orientation pour la stratégie vaccinale du Pr [Alain] Fischer rendra ses conclusions le 22 décembre au matin, après avoir consulté les données américaines en vie réelle basées sur la vaccination avec rappel de deux millions d’enfants américains, ce qui nous permettra de disposer de toutes les informations, de les communiquer en transparence, et de rassurer », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le retard par rapport à d’autres pays qui se sont déjà lancés dans cette vaccination des plus jeunes, le ministre a répondu que « la France est un pays qui doute, plus que certains pays comme l’Espagne par exemple ». « Donc je préfère un démarrage en sécurité, en transparence, et que ces quelques jours de latence avant de vacciner les petits, nous puissions les utiliser pour vacciner les enfants qui sont à risque de faire des formes graves, ce que nous faisons dans notre pays. Depuis le début de la vaccination il y a plus de 20.000 enfants de 5 à 11 ans qui ont été déjà vaccinés parce qu’ils étaient à risque », a-t-il rappelé.

Pas d’autotests gratuits pendant les fêtes

L’Assurance maladie ne prendra pas en charge les autotests de dépistage du Covid-19 réalisés durant la période des fêtes, comme cela avait été anticipé par le principal syndicat de pharmaciens, a par ailleurs indiqué le ministre de la Santé. « Il n’y (aura) pas d’autotests gratuits distribués en pharmacie », a-t-il précisé.

« L’autotest coûte 5,20 euros. Les PCR, les tests antigéniques sont gratuits (pour les personnes vaccinées), on en fait près d’un million par jour, tous les coûts ont été pris en charge depuis le début par la solidarité nationale », a-t-il fait valoir. En outre l’autotest, bien qu’utile, est « moins fiable » que le test PCR ou antigénique et « n’est pas un totem d’immunité », a ajouté le ministre.