Vaccination en Île-de-France : Face à la 5e vague, il est plus facile d'avoir sa 3e dose

SANTE Pour faire face à la cinquième vague et délivrer la troisième dose, le nombre de centres de vaccination en Ile-de-France est relevé mais il sera inférieur à l’été dernier

Romarik Le Dourneuf
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l'ARS Île-de-France mise sur les médecins de ville et pharmacies pour accélérer les injections de la 3e dose
l'ARS Île-de-France mise sur les médecins de ville et pharmacies pour accélérer les injections de la 3e dose — R.Le Dourneuf
  • Après les fermetures consécutives à la grande campagne de vaccination de l’été dernier, de nombreux centres devraient rouvrir à travers toute l’Île-de-France.
  • Si plus de 110 centres sont déjà ouverts, tous les départements, à l’exception des Hauts-de-Seine bien fournis, vont voir les lieux de vaccination se multiplier.
  • L’agence régionale de santé mise aussi et surtout sur les professionnels de santé de ville vers qui les patients vont être orientés.

Branle-bas de combat pour la dose de rappel. Ouverte à tous les adultes depuis le 27 novembre, cette nouvelle injection conditionnera la validité du pass sanitaire à partir du 15 janvier prochain. Si l’embouteillage a été immédiat sur la plateforme Doctolib dès l’annonce de cette mesure, les possibilités de se faire injecter ne devraient pas manquer en Île-de-France.

« Il y a plus de 110 centres de vaccination disponibles dans la région, et nous allons continuer à en ouvrir », explique un représentant de l’agence régionale de santé (ARS) Île-de-France. De nombreux centres avaient été fermés au début du second semestre de l’année dans les départements qui présentaient une couverture vaccinale importante comme les Yvelines.

Des ouvertures de centres dans toute la région

Avec cette nouvelle dose, beaucoup de centres vont rouvrir. A Paris, alors que seuls 14 centres restaient actifs, au moins 9 nouveaux rouvrent progressivement leur porte, dont le gigantesque centre de la Porte de Versailles (15e) ou encore le centre de santé du square Mutualité (5e). Presque tous les arrondissements sont concernés. Si ce n’est pas le cas pour les plus petits, c’est qu’ils sont à proximité d’un autre pôle, comme celui de Paris Centre au 22, rue Mahler (4e).

Même stratégie pour les départements franciliens. La Seine-et-Marne va passer de 10 à 18 centres, les Yvelines de 6 à 11, l’Essonne de 13 à 18, la Seine-Saint-Denis de 17 à 23, le Val-de-Marne de 16 à 18 et le Val-d’Oise de 10 à 16. Seuls les Hauts-de-Seine devraient garder une situation similaire à celle de septembre, le département ayant gardé un nombre important (20) de centres ouverts.

Orientation vers les services de santé « de ville »

Pour l’ARS, ces chiffres ne sont sans doute pas définitifs, ils pourraient évoluer en fonction de la force de la 5e vague. « Rien n’est sûr avec le Covid-19, mais il est probable que certains grands centres comme le Stade de France ne rouvrent pas », explique-t-on à l’agence. Cette nouvelle campagne de vaccination devrait voir moins de grands pôles rouvrir. Non pas que la 5e vague soit prise à la légère selon l’ARS, mais « son traitement et la situation ont changé ». « D’abord, il s’agit d’une campagne moindre, on parle d’une seule dose dans la majorité des cas [excepté les personnes encore non-vaccinées]. Surtout, nous voulons orienter la population vers les services de santé « de ville ». »

La première vague avait surpris le monde entier et lancé une bataille internationale pour l’acquisition des doses, ce n’est plus le cas. « Nous disposons très largement du nombre de doses nécessaires. Aussi, pour éviter les embouteillages et les queues dans les centres de vaccination, nous préférons orienter les citoyens vers les médecins généralistes et les pharmacies », explique l’ARS.

Les nouvelles conditions de transport et de conservation des vaccins

Une configuration rendue possible par le nombre de doses disponibles, mais aussi par la nouvelle autorisation de mise sur le marché du vaccin Pfizer/BioNtech qui permet un transport et une conservation plus facile pour les professionnels de santé, comme pour le Moderna. « Un médecin hésitait à ouvrir une fiole de 6 doses auparavant s’il n’avait que deux rendez-vous dans la journée. Désormais, il ne se posera plus la question, puisqu’il pourra en plus recevoir des patients sans rendez-vous et proposer l’injection à ceux qui sont venus le consulter pour autre chose. »

Même scénario pour les pharmaciens qui pourront, à leur guise, vacciner avec ou sans rendez-vous. Ce lundi, 2.700 pharmaciens en Île-de-France proposaient déjà la dose de rappel. Un chiffre qui devrait augmenter. « Cela permet plus de souplesse pour les patients qui n’ont pas à faire une course effrénée pour obtenir un créneau. Il suffit de passer chez son pharmacien et de lui demander un rendez-vous dans la semaine. »

Aucune inquiétude à avoir non plus du côté du pass sanitaire puisque l’enregistrement de cette dose se fait automatiquement via le logiciel du professionnel. Pour connaître les centres et professionnels les plus proches de chez vous, il suffit de se connecter sur le site Santé.fr et de rechercher son département ou son arrondissement pour obtenir la liste des lieux qui proposent la vaccination. Ces listes sont mises à jour automatiquement dès la commande de dose par les professionnels.