Guadeloupe : Gabriel Attal dénonce une « minorité récalcitrante » et « violente » qui prend l’île « en otage »

MANIFESTATIONS Le porte-parole du gouvernement a affirmé que la mobilisation des forces de l’ordre se poursuivrait pour protéger les Guadeloupéens

M.F avec AFP
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Gabriel Attal a dénoncé mercredi 24 aout la violence des manifestations en Guadeloupe.
Gabriel Attal a dénoncé mercredi 24 aout la violence des manifestations en Guadeloupe. — Thomas COEX / AFP

Gabriel Attal a dénoncé mercredi les manifestations en court en Guadeloupe depuis plus d’une semaine. Pour le porte-parole du gouvernement, celles-ci ne sont menées que par une « minorité récalcitrante » et « violente » qui prend « toute une île en otage ». « La santé publique ne peut pas être instrumentalisée à des fins politiques », a-t-il insisté à l’issue du Conseil des ministres, alors que les protestations, à l’origine contre l’obligation vaccinale des soignants, ont dégénéré en crise sociale.

Gabriel Attal a estimé que le gouvernement avait « créé les conditions du dialogue avec les annonces du Premier ministre lundi soir ». Pour calmer la situation sur l’île antillaise, Jean Castex avait notamment annoncé la création d’une « instance de dialogue » afin de « convaincre et d’accompagner individuellement, humainement », les professionnels concernés par l’obligation vaccinale.

Le couvre-feu prolongé

Gabriel Attal a rappelé que le gouvernement avait également décidé samedi l’envoi « de moyens de sécurité supplémentaires » – une cinquantaine d’agents du GIGN et du Raid – pour faire face aux blocages et pillages. Il a précisé que le président Emmanuel Macron était « intervenu en ouverture du Conseil des ministres » pour « rappeler que notre objectif, notre cap, c’est de protéger les Guadeloupéens, comme nous le faisons depuis le premier jour de cette crise ».

« Nous devons continuer à protéger les Guadeloupéens, y compris contre toute forme de délinquance que nous pouvons constater », a répété Gabriel Attal. « Nous allons poursuivre cette mobilisation », a-t-il insisté face à la presse, assurant que le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu se rendrait sur l’île « dès que les conditions seraient réunies ». Mardi, le préfet de Guadeloupe a décidé la prorogation du couvre-feu de 18 heures à 5 heures, jusqu’au samedi 28 novembre, alors que les violences urbaines se poursuivaient.