Coronavirus aux Etats-unis : Sept médecins testés positifs après avoir participé à un sommet antivax en Floride

CORONAVIRUS Les professionnels de santé étaient en pleine promotion de traitements dits alternatifs

20 Minutes avec agence
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Médecin (Illustration)
Médecin (Illustration) — orzalaga / Pixabay

Plusieurs médecins opposés à la vaccination contre le Covid-19 ont été testés positifs après avoir participé à une conférence au début du mois de novembre, en Floride. Ce sommet réunissait entre 800 et 900 participants et était consacré aux traitements dits alternatifs pour lutter contre la maladie. Parmi eux, rapporte The Guardian, se trouvait le Dr Bruce Boros, un fervent partisan de l'ivermectine, ce traitement antiparasitaire présenté par certains comme un remède miracle contre le Covid-19.

« Ma femme et moi prenons de l’ivermectine depuis seize mois et je ne me suis jamais senti aussi bien de toute ma vie », aurait-il lancé lors de cette conférence. Deux jours plus tard, ce cardiologue de 71 ans a été testé positif au coronavirus, tout comme six autres professionnels de santé présents à ses côtés lors de ce sommet.

Alertes autour de l’ivermectine

Malgré ces révélations, l’organisateur de l’évènement a par la suite nié l’existence d’un cluster. « Je pense qu’ils avaient contracté le Covid-19 à New York ou dans le Michigan ou bien de n’importe où d’où ils venaient », a affirmé au Daily Beast le Dr John Littell avant de préciser que le Dr Boros allait « bien ». Une affirmation qui aurait été contredite par des proches du médecin.

Farouche opposant au Dr Anthony Fauci, le conseiller scientifique du président américain Joe Biden, le Dr Boros promeut depuis des mois l’usage de l’ivermectine. Pourtant, rappelle The Guardian, une importante étude scientifique qui affirmait l’efficacité de ce médicament en tant que traitement anti-Covid a été retirée après que les données se sont révélées fausses et les patients inexistants. « L’utilisation d’ivermectine animale pour la prévention ou le traitement du Covid-19 chez l’homme est dangereuse », affirme de son côté l’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux.