Coronavirus : Les rongeurs seraient des porteurs asymptomatiques du virus, selon une étude

EPIDEMIE Ces mammifères auraient été exposés à des infections répétées de coronavirus durant une partie importante de leur évolution

avec agence
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Ces mammifères pourraient avoir été exposés au coronavirus au cours de leur évolution.
Ces mammifères pourraient avoir été exposés au coronavirus au cours de leur évolution. — Pixabay

Depuis le début de la pandémie, les animaux sont également touchés par le Covid-19. Certains développent des symptômes, d’autres non. C’est le cas des rongeurs, qui semblent même parfaitement immunisés contre le virus du SARS-CoV-2. Et l’évolution de cette espèce de mammifères y serait pour quelque chose selon une étude publiée vendredi par Sean King et Mona Singh, deux chercheurs en biologie moléculaire et en génomique intégrative à Princeton, rapporte Slate.

Au cours de leur évolution, les différents mammifères auraient ainsi été exposés au coronavirus de manière différente. De leur côté, les rongeurs auraient acquis une tolérance voire une résistance aux agents pathogènes. Pour les besoins de leur étude, King et Singh ont effectué une analyse évolutive, à travers les espèces de certains mammifères, des récepteurs ACE2. Ces derniers sont utilisés par les virus du SRAS pour pénétrer dans les cellules des mammifères.

Ils pourraient transmettre des virus n’ayant pas encore été découverts

Les scientifiques ont alors déterminé que les primates possédaient des séquences d’acides aminés très stables au niveau des sites du récepteur ACE2, connus pour se lier aux virus du SRAS. Ce qui les rend vulnérables aux formes de coronavirus. De leur côté, les rongeurs ont montré une plus grande diversité et un taux d’évolution plus rapide. Ce qui signifie que, contrairement aux primates, les mammifères ont été manifestement exposés à des infections répétées de coronavirus lors de leur évolution.

Mais cela signifie aussi que certains rongeurs pourraient être porteurs asymptomatiques de virus qui n’ont pas toujours pas été découverts. Grâce à cette immunité génétique, les rongeurs pourraient bel et bien être des réservoirs de virus potentiellement dangereux pour les hommes, selon les chercheurs.