Coronavirus : La Haute autorité de santé recommande une dose de rappel à partir de 40 ans

EPIDEMIE Pour l’instant seuls les plus de 50 ans sont appelés à recevoir une troisième dose de vaccin anti-Covid

M.F avec AFP
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Vaccination anti-Covid. (Illustration)
Vaccination anti-Covid. (Illustration) — SYSPEO/SIPA

Alors que le gouvernement a tout juste ouvert le rappel vaccinal au plus de 50 ans, la Haute autorité de santé recommande ce vendredi d’élargir le périmètre des populations éligibles à une troisième  dose anti-Covid. Les autorités sanitaires suggèrent de l’autoriser pour les adultes dès 40 ans six mois après la primo-vaccination «  les dernières études suggérant en effet un bénéfice pour cette tranche d’âge ».

Aujourd’hui en France, pour contrer la baisse d’efficacité des vaccins avec le temps, seuls les plus de 65 ans et les personnes à risques de forme grave doivent recevoir une dose de rappel (le plus souvent une troisième dose). A partir du 15 décembre, elle sera nécessaire pour prolonger leur pass sanitaire. A compter du 1er décembre, cette dose de rappel sera accessible aux 50-64 ans.

Le gouvernement envisage l’élargissement aux personnes de 40 ans

Alors que pour les autres classes d’âge, le rappel n’était jusqu’ici pas à l’ordre du jour, Olivier Véran​ le ministre de la Santé a assuré dans un tweet que « l’élargissement du rappel aux moins de 50 ans sera étudié prochainement ». « Je ne serais pas étonné qu’on aille progressivement vers des rappels vaccinaux pour tous les adultes qui ont été vaccinés, c’est le sens de l’histoire », a de son côté estimé vendredi Emmanuel Macron en marge d’un déplacement dans le Nord.

La HAS, qui a déjà émis plusieurs avis concernant les adultes de plus de 50 ans ou les soignants, explique sa nouvelle recommandation par plusieurs données qui « confortent le bénéfice d’un rappel ». Elle s’appuie notamment sur l’exemple d’Israël où cette dose « confère d’excellents niveaux de protection contre l’infection par SARS-CoV-2, y compris chez les personnes âgées de moins de 60 ans ».

Israël et les Etats-Unis déjà sur le coup

« Les données issues d’une étude observationnelle israélienne de grande envergure publiées dans [la revue scientifique] Lancet apportent de solides arguments en faveur d’une dose de rappel chez les personnes âgées de 40 ans et plus », poursuit la HAS. On observe en effet « une diminution du risque de survenue d’infections, de formes sévères, d’hospitalisations et de décès chez les personnes de 40 ans et plus ayant bénéficié d’une dose de rappel, comparativement à celles qui n’en ont pas bénéficié ».

Les autorités sanitaires américaines ont de leur côté annoncé vendredi avoir donné leur feu vert à une troisième dose de vaccin anti-Covid pour tous les adultes entièrement vaccinés il y a au moins six mois.