Coronavirus : Les femmes enceintes doivent recevoir une troisième dose de vaccin selon les gynécologues

RECOMMANDATION Les sociétés savantes de gynécologie estiment que les femmes enceintes sont vulnérables et ont une immunité amoindrie

20 Minutes avec Agence
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Une injection du vaccin Moderna contre le Covid-19 (illustration).
Une injection du vaccin Moderna contre le Covid-19 (illustration). — Vichan Poti/PACIFIC PRESS/SIPA

Le GRIG (Groupe de recherche sur les infections pendant la grossesse) et le CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français) ont cosigné un communiqué rapporté par BFMTV ce mercredi. Il fait part de leur souhait d’ouvrir aux femmes déjà enceintes ou prévoyant de l’être l’accès à la troisième dose du vaccin contre le Covid-19. En effet, jusqu’à présent, seules les personnes de plus de 65 ans et celles risquant de contracter une forme grave de la maladie pouvaient obtenir cette dose de rappel à faire six mois après la dernière dose.

Afin d’appuyer leurs recommandations, les deux sociétés savantes ont fait état de « données scientifiques » qui démontreraient l’importance de cet accès compte tenu des facteurs de baisse de l’immunité dans le temps et de la vulnérabilité des femmes enceintes. Une vulnérabilité d’autant plus importante si la personne en question présente l’un des facteurs de comorbidité de la maladie.

Des vaccins « sûrs » pour les femmes enceintes

« Des études ont montré que les femmes enceintes vaccinées sont moins souvent infectées » ont ainsi expliqué les sociétés savantes dans leur communiqué, affirmant par conséquent qu’« il est prouvé que la vaccination protège la femme enceinte ».

À l’inverse, il a aussi été précisé dans le communiqué qu’aucune des études précédemment citées n’avait pu montrer d’effet néfaste du vaccin sur le bon développement du fœtus in utero, sur le risque de fausse couche ou sur les complications à la naissance. Ils ont par conséquent rappelé que les vaccins étaient considérés comme « sûrs » et « efficaces » pour les femmes enceintes en vertu de ces études. Celles qui étaient au moins dans leur second trimestre de grossesse avaient d’ailleurs pu accéder en priorité à la vaccination en France, dès le 3 avril dernier.