Coronavirus dans les Alpes-Maritimes : Taux d’incidence en hausse, patients en réanimation et bilan de surveillance… On fait le point sur l’épidémie

COVID-19 Depuis une semaine, plus de 100 cas sont positifs pour 100.000 habitants, c’est deux fois plus que le seuil d’alerte fixé à 50 par le gouvernement

Elise Martin
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L'ARS Paca préconise la vaccination de rappel face à la crainte d'une cinquième vague (Illustration)
L'ARS Paca préconise la vaccination de rappel face à la crainte d'une cinquième vague (Illustration) — Syspeo / Sipa
  • Depuis six semaines, la circulation virale ne cesse d’augmenter dans le département.
  • Le taux d’incidence s’élève à 132 cas positifs pour 100.000 habitants, plus de deux fois plus que le seuil d’alerte fixé par le gouvernement.
  • Dans un bilan de surveillance publié par l’agence régionale de santé (ARS) Paca, dans le cadre d’un bulletin de santé publique national, l’ARS conclut « une cinquième vague est à craindre durant l’hiver qui approche ».

L’histoire se répètera-t-elle cinq fois en ce qui concerne le Covid-19 ? Dans les Alpes-Maritimes, le taux d’incidence a dépassé la barre des 100 cas positifs pour 100.000 habitants depuis une semaine. Il s’élève à 132 personnes contaminées en moyenne, c’est-à-dire, plus de deux fois supérieur au seuil d’alerte fixé par le gouvernement, à 50. Le dernier rapport de l’ agence régionale de santé (ARS) Paca, publié mardi soir, précisait d’ailleurs que la circulation virale ne cessait d’augmenter depuis six semaines. A titre comparatif, à la même période l’année dernière, le taux d’incidence atteignait 345 cas pour 100.000 habitants dans le département.

D’après les derniers chiffres publiés, aucun décès n’était lié au virus dans les hôpitaux des Alpes-Maritimes dans la semaine du 9 au 15 novembre. Mercredi, 18 % des lits de réanimation étaient occupés par des patients Covid-19. Dans tout le territoire, seize étaient en réanimation, mais « aucun d’entre eux n’est dans les services du CHU de Nice pour le moment », assure Carole Ichai, cheffe du pôle anesthésie-réanimation-urgences. Et selon le rapport de l’ARS, « la file active des patients admis en hospitalisation conventionnelle augmente alors que celle en soins critiques continue à diminuer légèrement. » En ce qui concerne la vaccination, 936.085 personnes avaient reçu au moins une dose de vaccin au 14 novembre, ce qui représente près de 87 % de la population.

Comment interpréter ces données ?

L’ARS Paca a publié mardi un « bilan régional de surveillance », qui fait partie d’un bulletin de santé national réalisé sur la période mars 2020 – juin 2021. Il conclut : « Une cinquième vague est à craindre durant l’hiver qui approche. Malgré des couvertures vaccinales assez élevées, l’arrivée de l’hiver, qui favorise la circulation de ce virus, associée à une baisse de l’effet protecteur du schéma à deux doses chez les personnes à risque, plusieurs mois après les injections, pourraient entraîner l’apparition d’une nouvelle vague, sans compter la possible apparition de nouveaux variants. »

Au moment de la parution, ce rapport précise que « la quatrième vague est survenue et […] a frappé majoritairement les personnes encore insuffisamment vaccinées, particulièrement les jeunes, les plus âgés et les plus fragiles ». Selon cette autorité, il est alors nécessaire de « maintenir un haut niveau de dépistage, afin de garder une vision la plus exhaustive possible de l’évolution de la circulation du virus » et « de rappeler l’importance de poursuivre et d’accélérer la vaccination de rappel ».

Un bilan de surveillance pour « esquisser des pistes d’amélioration »

Le bilan régional de surveillance du Covid-19 de l’ARS Paca, publié mardi, réalisé sur une période de 15 mois, permet de « décrire le dispositif d’observation mis en œuvre, de produire une première estimation de l’impact sanitaire immédiat et d’esquisser des pistes d’amélioration du dispositif dans la perspective d’émergence de nouvelles menaces sanitaires. »