Coronavirus : La vaccination a fortement réduit les hospitalisations des plus fragiles

EPIDEMIE Selon une étude, les cas et décès ont diminué de près de 90 % pour les résidents en Ehpad dès la 3e vague épidémique de mars à mai 2021

20 Minutes avec AFP
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Illustration de la vaccination des séniors.
Illustration de la vaccination des séniors. — SYSPEO/SIPA

La vaccination contre le coronavirus a fortement contribué à faire chuter les hospitalisations des Français les plus fragiles, en particulier les personnes âgées, a révélé Santé publique France dans une étude publiée ce mardi.

Débutée en décembre 2020, la campagne vaccinale contre le coronavirus a ciblé d’abord les populations à risque. Actuellement, près de 75 % de la population française a désormais un schéma vaccinal complet, a ajouté l’agence de santé.

Un impact visible surtout pendant la quatrième vague

Or, l’étude de Santé publique France confirme que la vaccination a eu « un impact important sur l’épidémie, notamment pour les personnes éligibles en priorité ». Ainsi, dès la 3e vague épidémique (mars à mai 2021), les nombres hebdomadaires de cas et de décès liés à la Covid-19 ont diminué de près de 90 % pour les résidents en Ehpad, en comparaison avec la seconde vague (automne 2020). Chez l’ensemble des plus de 75 ans, le nombre hebdomadaire d’hospitalisations a baissé de 29 %.

L’impact était encore plus sensible lors de la 4e vague (de mi-juillet à mi-octobre 2021). Les nombres hebdomadaires moyens de cas et de décès ont été réduits de 94 et 96 % pour les résidents en Ehpad en comparaison à la seconde vague. Dans les deux cas, le déclin est de 84 % pour les personnes de 75 ans et plus. Dans les autres tranches d’âge, les hospitalisations ont été réduites de 68 % et les décès de 54 % chez les 50 à 64 ans. Les hospitalisations ont reculé de 24 % chez les 18 à 49 ans.

Une efficacité de la stratégie

L’agence reconnaît que l’interprétation de la part attribuable à la vaccination des évolutions constatées est complexe car, souligne-t-elle, il faut prendre en compte d’autres éléments concomitants à la progression de la vaccination (mesures d’hygiène, de distanciation sociale…).

Mais ces mesures de prévention étant en diminution depuis mai dernier, les améliorations en termes d’impact sur l’épidémie observées lors de la quatrième vague ne peuvent leur être attribuées.. «Ces résultats soulignent l’efficacité de la stratégie d’introduction rapide de la vaccination en ciblant en priorité les personnes les plus à risque », conclut-elle.