Lacq : Santé Publique France assure que le bassin industriel ne génère pas de surmortalité

CANCERS La vaste zone industrielle était pointée du doigt dans des cas de cancers respiratoires et digestifs depuis une étude de 2016

20 Minutes avec agence
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La mortalité générale est plus basse a proximité du site industriel que dans l'ensemble de la région, affirme l'étude.
La mortalité générale est plus basse a proximité du site industriel que dans l'ensemble de la région, affirme l'étude. — REBOURS/SIPA

Santé Publique France a publié ce lundi les résultats d’une étude de mortalité menée dans 98 communes situées autour du bassin industriel de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), rapporte France Bleu Béarn Bigorre. Cette étude ne relève aucune surmortalité « pour l’ensemble des causes de décès » observées, en comparaison de la moyenne en Nouvelle-Aquitaine.

La mortalité globale est même inférieure à cette moyenne pour les douze communes les plus proches des usines. Leur rôle dans le développement de cancers, notamment respiratoires et digestifs, était suspecté depuis 2016 et la parution d'une étude relayée par la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) sur la surmortalité des riverains entre 1968 et 1998.

« Un climat insupportable »

Si la mortalité globale est cependant plus élevée que la moyenne régionale dans d’autres communes plus éloignées, en particulier en matière de maladies respiratoires non-cancéreuses. Ces résultats vont maintenant donner lieu à une étude de morbidité portant sur les différents taux d’incidence de pathologies, dont l’asthme.

Les conclusions ont par ailleurs satisfait David Habib, député socialiste de la troisième circonscription des Pyrénées-Atlantiques. « Santé Publique France et un certain nombre d’associations de protection de l’environnement ont créé un climat insupportable sur le bassin de Lacq », a cependant déploré l’élu. La Sepanso n’a quant à elle pas souhaité commenter avant d’avoir analysé l’étude.