Doctolib lance une nouvelle offre pour les hôpitaux

DÉVELOPPEMENT Après les soignants libéraux, le groupe se lance sur le marché des hôpitaux avec des services dédiés

20 Minutes avec Agences
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Doctolib se lance sur le marché des hôpitaux.
Doctolib se lance sur le marché des hôpitaux. — Jacques Witt/SIPA

Le groupe Doctolib, qui revendique déjà plus d’un quart des soignants libéraux équipés par ses logiciels en France, s’apprête à lancer une nouvelle offre destinée aux hôpitaux, a annoncé mardi son président Stanislas Niox-Chateau. Après la prise de rendez-vous médicaux sur Internet, la téléconsultation, le logiciel de gestion de cabinet médical, Doctolib vise désormais le marché hospitalier.

L’ex-jeune pousse française connaît bien le secteur : depuis l’hôpital Saint-Joseph à Paris en 2015, elle s’est étendue à près de 250 établissements de santé dans tout le pays. Sa nouvelle offre « Doctolib Hôpitaux », lancée à l’occasion du salon annuel de la Fédération hospitalière de France (FHF), regroupe en fait des services déjà commercialisés et de nouvelles options (messagerie sécurisée, préadmission des patients, partage de documents), mais n’inclut ni dossier médical, ni logiciel de facturation.

« Une rentabilité assez faible »

Avec ce produit, sur lequel Stanislas Niox-Chateau entend « investir 150 millions d’euros dans les cinq prochaines années », le groupe cible jusqu’à 900 établissements de santé, malgré « une rentabilité assez faible » attendue en retour. Le fondateur de Doctolib affirme ne pas chercher à rafler la mise du « Ségur de la santé », dont le « volet numérique » est doté de 2 milliards d’euros. « On ne lance jamais un produit en pensant aux financements publics », assure-t-il.

L’entreprise, qui n’a « pas gagné d’argent sur la campagne de vaccination », mais dégage une marge à deux chiffres sur les cabinets de ville, espère toujours devenir profitable « d’ici trois ou quatre ans ». Mais elle devra pour cela accroître encore ses parts de marché auprès des soignants libéraux, dont 28 % l’utilisent pour la prise de rendez-vous. De nouveaux logiciels pour les dentistes, kinés et autres paramédicaux sont ainsi à l’étude. Le développement passera aussi par l’étranger : après l’Allemagne et l’Italie, une nouvelle implantation hors de France est envisagée « d’ici deux ans ».