Les salariés de l’Etablissement français du sang appelés à faire grève jusqu’à vendredi

SALAIRES Les employés de l’EFS ne sont pas concernés par la hausse de salaire de 183 euros net par mois

M.F. avec AFP
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L'Etablissement français du sang (EFS) peine à recruter et fidéliser son personnel.
L'Etablissement français du sang (EFS) peine à recruter et fidéliser son personnel. — ALLILI MOURAD/SIPA

Grands oubliés des hausses de salaire prévues par le « Ségur de la santé », des salariés de l’ Etablissement français du sang (EFS) sont en grève depuis ce mardi. Un appel lancé par leurs trois principaux syndicats (CFDT, FO, CFE-CGC) et qui devrait courir jusqu’à vendredi. L’établissement public chargé de la collecte et de la distribution des produits sanguins dans toute la France est secoué depuis l’automne 2020 par une série de mouvements sociaux.

En cause : le « Ségur de la santé » et son augmentation générale de 183 euros net par mois, largement attribuée dans les hôpitaux et maisons de retraite publics comme privés, mais pas aux près de 10.000 salariés de l’EFS. Si certaines catégories de soignants (infirmiers et techniciens de laboratoire) ont obtenu des revalorisations ciblées, les syndicats réclament une mesure générale pour corriger une « distorsion salariale » aux « conséquences graves ».

Dans une pétition publiée fin octobre, ils affirment que l’organisme « n’arrive plus à recruter (ni) à fidéliser son personnel » et que « la vacance de postes explose », avec « plus de 300 » emplois non pourvus « au niveau national ». Cette situation nuit selon eux à la collecte et explique en partie la faiblesse des réserves de sang, qui a récemment conduit l’EFS à communiquer sur leur niveau « dangereusement critique ».