Occitanie : Tous les lycéens vont pouvoir « sauver des vies », on vous explique comment

SECOURS Sauver 2.000 vies par an en Occitanie. C’est l’ambition du dispositif lancé par la région pour former gratuitement 230.000 jeunes, essentiellement des lycéens, aux gestes de premiers secours

H.M.
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Des mannequins utilisés lors des formations aux gestes de premiers secours.
Des mannequins utilisés lors des formations aux gestes de premiers secours. — Witt - Sipa

Sans prise en charge immédiate, plus de 90 % des arrêts cardiaque sont fatals. « Le taux de survie en bonne santé est de 3 % aujourd’hui », souligne Vincent Bounes, le patron du Samu 31, désormais vice-président à la Santé du conseil régional. C’est avec cette casquette qu’il soumet ce jeudi à l’assemblée plénière le vote du dispositif visant à former tous les lycéens, et plus largement tous les détenteurs de la Carte jeune, soit 230.000 jeunes en tout, aux gestes de premiers secours.

« On va faire le bien autour de nous. C’est la première formation coordonnée aux premiers secours en France, il n’existe pas d’équivalent à ma connaissance », s’enthousiasme, le médecin urgentiste, qui estime qu’à terme la mesure permettra « de sauver 2.000 vies par an en Occitanie ».

Une formation de sept heures

Concrètement, les jeunes vont se voir proposer, probablement dès le mois de mars 2022, de passer gratuitement le fameux PSC1, pour Prévention et secours civiques de niveau 1, qui comprend un apprentissage au massage cardiaque. Pour la première année, cette formation de sept heures, « possible sur une journée ou deux demi-journées » se fera « hors temps scolaires » auprès d’organismes agréés. Pour identifier ces derniers « un appel à manifestation d’intérêt » va être lancé à la fin du mois. « Ensuite, explique la présidente Carole Delga (PS), les jeunes se verront proposer des créneaux près de chez eux », qu’ils habitent en ville ou en zone rurale.

La région n’exclut pas d’élargir le dispositif aux étudiants à travers une extension de la Carte jeune à ce public. Les premières générations de lycéens sauveteurs pourraient ainsi réviser leurs réflexes au bout de cinq ans.