Coronavirus dans le Loiret : Suspension d’un agent hospitalier non-vacciné en arrêt maladie

OBLIGATION VACCINALE L'avocate de l'employée sans activité a dénoncé une rupture du principe d'égalité entre les citoyens

20 Minutes avec agence
— 
La salariée a estimé ne pas être concernées par l'obligation vaccinale puisqu'elle est en arrêt maladie.
La salariée a estimé ne pas être concernées par l'obligation vaccinale puisqu'elle est en arrêt maladie. — SYSPEO/SIPA

Une salariée de l'hôpital de Montargis (Loiret) a contesté ce mardi devant le tribunal administratif d’Orléans (Loiret) l'obligation de vaccination contre le Covid-19 qui la vise. L'agent de sécurité est en arrêt maladie depuis près d'un an. Elle estime donc ne pas être visée par la nécessité de recevoir les deux doses de vaccin. L'employée a pourtant vu sa rémunération suspendue le 15 septembre dernier, rapporte La République du Centre.

L'ordonnance du juge des référés devait être rendue d'ici le début de la semaine prochaine. « La loi vise les personnes exerçant une activité en milieu hospitalier. Or, ma cliente n’exerce pas d’activité, elle n’est donc pas concernée ! », a expliqué l'avocate de la salariée.

Une demande de QPC

Le défenseur de l'établissement hospitalier a quant à lui mis en avant un « enjeu de sûreté publique majeur ». Il a notamment affirmé que l'obligation vaccinale contre le coronavirus s'étendait « à un agent en congé maladie puisque, par définition, il est amené à reprendre un jour son travail ».

L'avocate de l'agent de sécurité a par ailleurs dénoncé une rupture du principe d'égalité entre les citoyens. Elle a saisi le juge des référés d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC).