Coronavirus : Valneva annonce des résultats positifs pour son candidat-vaccin

VACCINATION Le laboratoire franco-autrichien n’a pas baissé les bras après l’annulation d’une commande de 100 millions de doses par le Royaume-Uni

20 Minutes avec AFP
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En janvier, c'est Boris Johnson himself qui bossait sur le vaccin.
En janvier, c'est Boris Johnson himself qui bossait sur le vaccin. — Wattie Cheung / POOL / AFP

Voilà une nouvelle qui redonne un peu de fierté après l’abandon du vaccin de Sanofi. Le laboratoire franco-autrichien Valneva a annoncé des résultats « positifs » dans le cadre des essais de phase 3 pour son candidat-vaccin contre le Covid-19. Ce vaccin, qui utilise la bonne vieille méthode du vaccin entier inactivé, était testé en comparaison au vaccin AstraZeneca.

Le Valneva « a démontré une supériorité face au vaccin AZD1222 en termes de moyenne des titres d’anticorps neutralisants (…) ainsi qu’une non-infériorité en termes de taux de séroconversion (SCR supérieur à 95 % dans les deux groupes vaccinés) deux semaines après la deuxième injection », précise le laboratoire dans un communiqué.

« Il s’agit d’une approche beaucoup plus traditionnelle de fabrication de vaccins que les vaccins qui ont été déployés jusqu’à présent au Royaume-Uni, en Europe et aux Etats-Unis », explique Adam Finn, instigateur principal de l’essai. Thomas Lingelbach, directeur général de Valneva, y voit une opportunité de « proposer une solution vaccinale alternative aux personnes qui n’ont pas encore été vaccinées ».

Envol du titre à la Bourse de Paris

Une excellente nouvelle pour le groupe, qui voit son action bondir de presque 33 % à la Bourse de Paris, pour s’établir à 16,01 euros en milieu de matinée. Pourtant, la catastrophe n’était pas passée loin pour Valneva. Le mois dernier, le Royaume-Uni, principal pays où le vaccin est développé, avait annulé un contrat portant sur 100 millions de doses. Le cours du titre Valneva s’était alors effondré, passant de 19,92 euros à moins de 11.

Avec ces résultats positifs, le laboratoire indique avoir « commencé la soumission progressive du dossier de demande d’autorisation initiale auprès de l’agence de santé britannique (MHRA) ». Valneva, soutenu par le gouvernement français, se prépare aussi à déposer la même demande auprès de l’Agence Européenne des Médicaments.