Coronavirus : Une soirée test a eu lieu dans une discothèque parisienne avec des clients vaccinés

ALORS ON DANSE ? Alors que les clubs ont rouvert le 9 juillet aux personnes avec un pass sanitaire, ce test va permettre de savoir s’il y a transmission du Covid-19 entre vaccinés dans ces lieux fermés

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'une soirée en discothèque.
Illustration d'une soirée en discothèque. — 453169 / Pixabay

Cet essai va-t-il définitivement acter le retour des danseurs sur les pistes des boîtes de nuit françaises ? Des clubbeurs sans masque et des capteurs d’air : une soirée test s’est tenue pendant plusieurs heures dimanche dans un club parisien pour évaluer le risque de transmission du Covid-19 entre personnes vaccinées dans un lieu fermé.

Le projet baptisé « Reviens la nuit », qui avait été reporté fin juin faute de volontaires, est mené par l’agence de recherche ANRS/Maladies infectieuses émergentes. Les résultats de l’étude devront être connus vers la fin de l’année.

Des participants de 18 à 49 ans

Bien que les discothèques aient déjà rouvert le 9 juillet aux personnes munies du pass sanitaire et avec une jauge de 75 %, ce test « permettra de répondre à la question de savoir s’il y a transmission du Covid entre vaccinés dans les lieux fermés », a déclaré l’infectiologue Jérémy Zeggagh, un des trois « investigateurs » du projet.

Dans le club « La Machine du Moulin Rouge », adjacent au mythique cabaret, des clubbeurs dansaient au rythme de la musique des DJs Roni et Rag ; des couples s’enlacent, s’embrassent, prennent un verre sur des canapés non loin de la piste de danse. Les organisateurs avaient annoncé vouloir recruter 4.400 volontaires complètement vaccinés, âgés de 18 à 49 ans, sans facteur de risque de forme grave de Covid-19 et vivant en Île-de-France. Le nombre des participants au test de dimanche n’était pas disponible dans l’immédiat.

Un groupe dedans, un autre dehors

A leur arrivée, les participants ont remis un échantillon de leur salive qui sera comparé à un autre échantillon qu’ils devront remettre sept jours plus tard. Et dans le club, trois capteurs d’air ont été installés. « On tentera de "matcher" les virus des participants et les virus dans l’air pour savoir si les gens ont été infectés dans le club », a précisé Jérémy Zeggagh. Les clubbeurs ne sont pas les seuls participants : l’ANRS a demandé à un autre groupe de s’abstenir d’aller en club pour comparer aussi le nombre de cas de personnes infectées entre les deux groupes.

« Notre hypothèse est que les lieux fermés ne sont pas des facteurs de risque de surpropagation entre personnes vaccinées », a surtout indiqué l’infectiologue. Il faudra attendre la fin de l’année pour savoir si ce test lui donne raison.